Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les forces spéciales de la police israélienne ont été rapidement déployées sur les lieux

KEYSTONE/EPA/ABIR SULTAN

(sda-ats)

Trois assaillants identifiés comme des Arabes israéliens ont tiré vendredi matin sur des policiers israéliens dans la vieille ville de Jérusalem. Deux policiers ont succombé à leurs blessures. Les forces de l'ordre ont tué les trois assaillants.

Il s'agit de l'un des incidents les plus sérieux de ces dernières années dans cette zone hyper-sensible, à proximité de l'esplanade des Mosquées. Un troisième policier israélien a été blessé légèrement dans l'attaque, a indiqué une porte-parole de la police.

C'est la première attaque d'une telle ampleur à l'arme à feu depuis des années à l'intérieur des remparts de la Vieille ville, située à Jérusalem-Est annexée et occupée par Israël en violation du droit international, ont souligné les commentateurs.

La police a annoncé que toutes les entrées de l'esplanade des Mosquées avaient été fermées et que les prières du vendredi n'auraient pas lieu sur l'édifice. Cette esplanade est le 3e lieu saint de l'islam. En contrebas, le mur des Lamentations, désigné sous le nom de mont du Temple par les juifs, est le lieu le plus sacré du judaïsme.

Jeunes Israéliens arabes

Le Shin Bet, les services de sécurité intérieurs israéliens, a établi que les trois assaillants étaient des Arabes de nationalité israélienne originaires de la ville de Oum el-Fahm (nord). Deux étaient âgés de 29 ans, un de 19 ans.

Les Arabes israéliens sont les descendants des Palestiniens restés sur leurs terres à la création d'Israël en 1948. Ils ont la nationalité israélienne et représentent 17,5% de la population de l'Etat hébreu.

Chasse à l'homme

Après avoir tiré sur les forces de l'ordre, les trois assaillants se sont enfuis vers l'esplanade des Mosquées où ils ont été rattrapés par les policiers et tués.

Le ministre israélien de la sécurité publique, Gilad Erdan, s'est rendu sur place. Il a qualifié l'attaque d'"événement extrêmement grave". "Nous devrons réévaluer toutes les dispositions de sécurité sur le mont du Temple et ses environs. J'appelle les responsables de chaque côté à maintenir le calme à Jérusalem", a-t-il ajouté.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décidé que l'esplanade des Mosquées "serait fermée aujourd'hui en raison de considérations de sécurité", selon un communiqué de ses services.

Réaction palestinienne

Le mufti de Jérusalem Mohammed Hussein a dénoncé ce bouclage et l'annulation des prières, dans des déclarations à des journalistes depuis la Vieille ville. Les autorités israéliennes "ne veulent pas que nous nous rendions à la mosquée al-Aqsa", a-t-il indiqué.

"Nous rejetons totalement cette interdiction", a-t-il dit. "Nous exhortons les nôtres à se rendre à (la mosquée) Al Aksa aujourd'hui, comme tous les jours, pour prier", a-t-il ajouté. Après avoir livré ces propos, le mufti a été interpellé puis relâché quelques heures plus tard par la police israélienne.

"Le statu quo sera préservé", a assuré pour sa part Benjamin Netanyahu, dans une tentative pour rassurer les Palestiniens. Selon un statu quo en vigueur depuis plusieurs décennies, les juifs sont autorisés à visiter l'esplanade mais pas à y prier.

Abbas condamne l'attaque

Le président de l'Autorité autonome palestinienne, Mahmoud Abbas, a condamné l'attaque lors d'un téléphone avec Benjamin Netanyahu, mais aussi les dernières mesures israéliennes. Le porte-parole du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza, Sami Abou Zohri, a lui estimé que l'attaque était "une réponse naturelle au terrorisme sioniste et à la profanation de la mosquée Al-Aqsa".

Depuis octobre 2015, Israël et les Territoires palestiniens sont en proie à des violences qui ont causé la mort de 277 Palestiniens, 42 Israéliens, deux Américains, deux Jordaniens, un Erythréen, un Soudanais et une Britannique, selon un décompte de l'AFP.

ATS