Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le ressortissant du Cap Vert qui avait mortellement blessé un ressortissant de l'ex-Yougoslavie avec une arme à feu lors d'une rixe le 23 mai 2010 en ville de Martigny (VS) a écopé lundi de 13 ans de réclusion. Il a été reconnu coupable de meurtre.

La cour a été plus loin que le réquisitoire du procureur qui avait réclamé huit ans de prison lors du procès lundi. La défense a plaidé la légitime défense sans succès. Dans le jugement rendu public lundi, la cour a estimé que le prévenu avait fait preuve d'une agressivité hors norme lors des faits.

Le tribunal n'a pas admis la légitime défense. Le prévenu a sorti une arme de poing alors qu'un individu non armé lui faisait face. Le fait qu'il ait tiré sur un troisième individu, qui, suite à ce geste, a aussi sorti une arme, ne peut être qualifié de légitime défense.

Une rencontre qui dégénère

La bagarre avait eu lieu un dimanche en fin d'après-midi au centre de la localité. La rencontre des deux groupes de protagonistes, l'un composé de ressortissants de l'ex-Yougoslavie et l'autre de Portugais du Cap-Vert, a dégénéré soudainement.

Selon la cour, le premier groupe cherchait le second pour régler un différend. Mais rien n'indique que les premiers voulaient s'en prendre physiquement aux seconds.

Des armes de poing sont sorties et douze coups de feu sont tirés lors de la rixe, blessant trois individus. Touché à la poitrine, un ex-Yougoslave de 36 ans succombe à ses blessures peu après son arrivée au CHUV. Un autre ex-Yougoslave de 29 ans est touché plus légèrement à un pied.

Antécédents

Le tireur Cap-Verdien, jugé lundi, a lui aussi été blessé à l'abdomen et hospitalisé à Sion avant d'être transféré en prison.

Le tribunal a aussi tenu compte de deux passages en détention préventive du prévenu pour d'autres infractions antérieures. Ces expériences n'ont pas calmé l'accusé, a estimé la cour. Les juges ont ordonné son retour en prison jusqu'à l'entrée en force du jugement.

ATS