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Le Conseil constitutionnel français a été saisi mardi d'un recours déposé par des sénateurs contre la loi pénalisant la négation des génocides, dont le génocide arménien, adoptée le 23 janvier. Ce texte avait suscité la colère de la Turquie, partenaire stratégique majeur de la France.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a salué la saisine. "C'est une démarche conforme à ce qu'est la France. J'espère que le Conseil constitutionnel fera le nécessaire", a dit M. Erdogan aux journalistes, cité par l'agence de presse Anatolie. "Je tiens à remercier du fond du coeur en personne et au nom du peuple (turc) les sénateurs et les députés qui ont signé" ce recours contre le texte, a-t-il dit.

Démarche saluée

Le président turc Abdullah Gül a pour sa part souligné qu'il ne pensait pas, depuis le déclenchement du processus parlementaire en France pour l'adoption de ce texte, que "les Français porteraient un tel ombrage à leur pays". "Maintenant, je pense que le Conseil constitutionnel va rendre un bon jugement", a-t-il déclaré, selon Anatolie.

Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu s'est également félicité du recours. "Avec cette démarche, les sénateurs français ont défendu les valeurs qu'ils affectionnent", a-t-il déclaré.

Coopération suspendue

Après le vote du texte par l'Assemblée nationale en fin d'année dernière, la Turquie avait suspendu sa coopération politique et militaire avec la France. Après le vote au Sénat, elle avait promis de nouvelles représailles, si la loi était promulguée par le président Nicolas Sarkozy.

Pour l'instant 72 signatures de sénateurs (de droite comme de gauche) ont été recueillies alors que 60 seulement étaient nécessaires pour pouvoir saisir le Conseil constitutionnel, a annoncé à l'AFP le groupe RDSE (à majorité radicaux de gauche) à l'origine de l'initiative.

ATS