Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La Turquie a redoublé d'efforts samedi pour convaincre la France de rejeter une loi pénalisant la négation des génocides reconnus par la justice française. Quelque 15'000 manifestants ont défilé à Paris et Ankara, menaçant Paris de "sanctions" permanentes si elle ne change pas de position.

"Nous espérons ne pas avoir à annoncer ces nouvelles sanctions", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, lors d'une interview à la chaîne d'information France 24. "Mais ne croyez pas que la Turquie restera silencieuse. Il y aura de nouvelles sanctions et, cette fois, les sanctions seront permanentes, jusqu'à ce que la France change sa position",

Le ministre a dénoncé une proposition de loi "contraire aux droits de l'Homme". "Il est temps pour les intellectuels français, pour les sénateurs français de défendre nos valeurs communes, la liberté d'expression. Ce sont des valeurs européennes, des valeurs françaises", a martelé le ministre turc.

Le haut responsable a par ailleurs estimé qu'avec l'adoption de cette loi, "il n'y aura pas de visite officielle à Paris" de responsables turcs. "S'il y a une question d'un journaliste, comment pourrons-nous nous taire ?", a demandé M. Davutoglu, évoquant le caractère pénal de la loi pour toute personne niant un génocide.

Devant le Sénat

Les déclarations du chef de la diplomatie interviennent à l'avant-veille de l'examen au Sénat d'une proposition de loi, déjà approuvée par les députés le 22 décembre.

Le texte, qui prévoit de punir d'un an de prison et 45'000 euros d'amende la négation d'un génocide reconnu par la loi française, a déclenché une crise majeure entre Paris et Ankara.

La Turquie réfute le terme de génocide, même si elle reconnaît que des massacres ont été commis et que quelque 500'000 Arméniens ont péri en Anatolie entre 1915 et 1917. Les Arméniens évoquent quant à eux 1,5 million de morts et une action concertée.

ATS