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Le cortège s'est élancé au son de la musique techno vers 15h00. Il était composé de plusieurs dizaines de chars et ouvert par des motards arborant des drapeaux arc-en-ciel. (archive).

KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT

(sda-ats)

Des milliers de personnes défilaient samedi à Paris pour la "Marche des fiertés" LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres). La manifestation était encadrée par un important, mais discret dispositif de sécurité, trois semaines après la tuerie d'Orlando.

Le cortège s'est élancé au son de la musique techno vers 15h00 sur les quais de la Seine, à proximité du Louvre, pour rejoindre la place de la Bastille. Il était composé de plusieurs dizaines de chars et ouvert par des motards arborant des drapeaux arc-en-ciel.

Cette année, le rendez-vous phare de la communauté LGBT, toujours festif et coloré, a pris une résonance particulière avec l'attentat contre une boîte gay d'Orlando (Floride), aux Etats-Unis. Revendiqué par l'organisation Etat islamique, l'attentat avait fait 49 morts le 12 juin.

"Trois semaines après l'attaque LGBT-phobe et raciste d'Orlando, marcher est un acte de résistance. Nous ne devons pas céder à la peur. Nous avons plus que jamais besoin de réaffirmer notre visibilité et notre fierté dans les rues", a lancé avant le départ Amandine Miguel, porte-parole de l'association Inter-LGBT, organisatrice de la marche.

Soutien des politiques

Dans ce contexte de menace djihadiste, moins de huit mois après les attentats qui ont fait 130 morts à Paris le 13 novembre, près d'un millier de policiers et de gendarmes ont été mobilisés pour sécuriser le parcours. Celui-ci a d'ailleurs été raccourci de deux kilomètres par rapport aux 4,6 kilomètres initialement prévus.

La marche avait également été décalée d'une semaine. Les forces de l'ordre étaient déjà réquisitionnées à la date habituelle du défilé, le dernier week-end de juin, pour assurer la sécurité d'un match de l'Euro de foot dans la capitale française.

Plusieurs personnalités politiques ont pris part à la marche, comme la ministre socialiste de la Culture Audrey Azoulay et la maire de Paris Anne Hidalgo, également socialiste. "Notre ville sera toujours un rempart face à l'homophobie, car l'ouverture à l'autre et la tolérance font partie de son ADN", a affirmé Anne Hidalgo dans une interview au magazine gay Têtu.

"Après Orlando, plus que jamais réaffirmer les valeurs républicaines d'égalité, de tolérance et de respect", a de son côté tweeté le Premier ministre Manuel Valls.

Transgenres à l'honneur

L'édition 2016 met à l'honneur les transgenres. "Les droits des personnes trans sont une urgence. Stérilisations forcées, agressions, précarité: stop !", clamait la banderole de tête du cortège.

Cette dernière Gay Pride avant l'élection présidentielle du printemps 2017 vise également à rappeler au président François Hollande ses "promesses non tenues", malgré l'ouverture du mariage aux couples homosexuels, selon l'Inter-LGBT. Cette dernière réclame l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux femmes seules ou en couple avec une femme.

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ATS