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Les soldats israéliens ont tiré sur la foule palestinienne qui manifestait à l'est de Khan Younès, dans la bande de Gaza.

KEYSTONE/AP/KHALIL HAMRA

(sda-ats)

Les Etats-Unis ont bloqué lundi un communiqué du Conseil de sécurité de l'ONU, appelant à une enquête indépendante sur les événements meurtriers dans la bande de Gaza, selon des sources diplomatiques. Au moins 58 Palestiniens y ont été tués et 2700 blessés.

Dans le projet de texte obtenu par l'AFP, "le Conseil de sécurité exprime son indignation et sa tristesse face à la mort de civils palestiniens exerçant leur droit à manifester pacifiquement".

"Le Conseil de sécurité réaffirme que toute décision ou action, qui prétend avoir modifié le caractère, le statut ou la composition démographique de la ville sainte de Jérusalem, n'a aucun effet juridique, est nulle et non avenue et doit être annulée conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité", disait aussi le projet de texte.

Journée la plus sanglante depuis 2014

Des dizaines de milliers de Palestiniens de Gaza ont protesté lundi à la frontière avec l'Etat hébreu contre l'inauguration, le même jour, à Jérusalem de l'ambassade américaine en Israël.

Au moins 58 manifestants palestiniens ont été tués par l'armée israélienne, faisant de lundi la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de l'été 2014 dans l'enclave palestinienne.

Le mouvement de protestation palestinien, qui dure depuis des semaines, doit culminer ce mardi, jour que les Palestiniens appellent la "Nakba" (la "catastrophe"), qui marque le départ de centaines de milliers d'entre eux, expulsés ou fuyant les combats, lors de la création de l'Etat d'Israël en 1948.

Le bain de sang de lundi a suscité la réprobation générale. Le premier ministre turc Binali Yildirim a même parlé de "crimes contre l'humanité". Seuls les Etats-Unis n'ont pas voulu se joindre au concert des condamnations. La Maison-Blanche a apporté son soutien au premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui a estimé qu'Israël avait "l'obligation de défendre ses frontières".

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