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Gel de l'aide américaine: l'UNRWA dénonce une décision "politique"

Des enfants dans le camp de réfugiés de Shateaa, dans le nord-ouest de la bande de Gaza. L'UNRWA est un acteur primordial dans ce territoire, où plus des deux tiers de la population dépendent de l'assistance étrangère (archives).

KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER

(sda-ats)

Le chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens a estimé mardi que le gel de l'aide américaine à son organisation revêtait un caractère "politique". Il a lancé un appel d'urgence de 800 millions de dollars (près de 750 millions de francs).

"Il est très clair que la décision des Etats-Unis n'est pas liée à notre performance", a déclaré le Suisse Pierre Krähenbühl lors de la présentation de l'appel de fonds devant les médias à Genève. "Il n'y a aucun doute que si aucune solution n'est trouvée au déficit (...), il y aura une instabilité accrue" dans la région, a-t-il dit.

Dans un contexte de vives tensions américano-palestiniennes, l'administration Trump a annoncé en janvier suspendre le versement de plusieurs paiements abaissant la contribution américaine à 60 millions de dollars contre 360 prévus initialement, selon M. Krähenbühl.

"Les dynamiques étaient positives"

"J'ai eu des entretiens (aux Etats-Unis) en novembre de l'année passée, y compris avec Jared Kurschner", le gendre et proche conseiller de Donald Trump, et "les dynamiques étaient positives". "Il y avait une détermination de soutenir" l'organisation onusienne, a expliqué le chef de l'UNRWA.

"La seule chose qui est intervenue depuis, c'est tout le débat autour de Jérusalem", a-t-il fait valoir, en référence au vote en décembre de l'Assemblée générale de l'ONU condamnant la reconnaissance par M. Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël. "En ce sens", la décision américaine a "un caractère politique".

Aide d'autres pays

Financée par des contributions volontaires des Etats membres de l'ONU, l'UNRWA est un acteur primordial dans la bande de Gaza, où plus des deux tiers de la population dépendent de l'assistance étrangère.

M. Krähenbühl a expliqué que onze pays avaient d'ores et déjà indiqué qu'ils allaient payer plus tôt que prévu leurs promesses de dons afin d'aider l'agence des Nations unies. Il s'agit de la Suisse, la Finlande, le Danemark, la Suède, la Norvège, l'Allemagne, la Belgique, le Koweït, les Pays-Bas et l'Irlande,

D'autres pays seraient prêts à s'engager davantage, a-t-il dit, mais il a estimé qu'il fallait créer une "véritable alliance pour combler" le "trou" créé par le gel de l'aide des Etats-Unis, jusqu'ici principal contributeur de ce fonds. "D'un point de vue financier, c'est la pire crise" de notre histoire, a conclu le diplomate helvétique.

Sur les 800 millions de dollars demandés par l'agence de l'ONU pour 2018, près de la moitié permettront d'aider les Palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. L'autre moitié est destinée à aider les réfugiés palestiniens en Syrie.

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