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Genève: 1000 maçons défilent pour la deuxième journée de grève

A Genève, les maçons ont entamé mercredi matin leur deuxième journée de grève. Ils étaient un millier à défiler dans les rues de la ville, contre 1800 mardi. Faute d'autorisation de passer par le pont du Mont-Blanc, ils ont bloqué par la police pendant plus d'une heure.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

A Genève, les maçons ont poursuivi mercredi leur mouvement de grève pour une deuxième journée. Les manifestants n'étaient toutefois qu'un millier à défiler dans les rues de la ville. En fin de journée, ils ont voté la suspension de la grève jusqu'en novembre.

Cette action s'est inscrite dans le cadre de la négociation sur la convention nationale (CN) du secteur de la construction qui expire le 31 décembre. A Genève, les syndicats Unia, Syna et SIT ont appelé à une grève reconductible sur quatre jours. Mardi, 1800 maçons avaient bloqué le pont du Mont-Blanc et 2500 avaient participé à la grève, selon les syndicats.

Mercredi en fin de journée, quelque 1200 maçons - 1800 selon les syndicats - ont donné au patronat un délai au 9 novembre, date du prochain round de négociations sur la CN, pour retirer leurs "propositions scélérates", a indiqué Thierry Horner, du SIT. Ces propositions portent sur la flexibilisation du travail et sur des baisses salariales dans certains cas.

Un délai est aussi fixé au 9 novembre au patronat genevois pour ouvrir des négociations sur une meilleure protection des travailleurs âgés, des mesures contre les intempéries et une limitation du travail temporaire. "Sans réponse, la grève reprendra le 11 novembre pour une semaine", a déclaré M. Horner. D'emblée, les syndicats ont admis qu'un défilé dans les rues serait interdit jeudi.

Bloquer la ville

Mercredi matin, les maçons s'étaient à nouveau réunis dès 06h30, à la place des 22-Cantons, près de la gare de Cornavin. Le cortège est parti à 08h05. "Les maçons vont prendre le pont!" a lancé au micro Yves Mugny, d'Unia, tout en sachant que le gouvernement n'avait pas autorisé cet itinéraire au vu du "blocage clairement abusif" du pont du Mont-Blanc par les manifestants la veille.

La police a donc fait barrage au cortège jusqu'à 09h15, quand le conseiller d'Etat Mauro Poggia, en charge de la police, a donné son feu vert, à certaines conditions. Mais l'accord n'a pas été respecté par les syndicats. Les manifestants ont avancé très lentement, faisant de courtes haltes sur le pont et entravant le trafic sur la voie ouverte à la circulation.

Comme mardi, le cortège a poursuivi sa marche dans le centre-ville pour passer sous les fenêtres du Groupement genevois des entreprises, puis il s'est rendu à Pont-Rouge, où se trouve la Fédération des métiers du bâtiment, et il a terminé son parcours devant la section genevoise de la Société suisse des entrepreneurs. "Les maçons bloquent la ville!" a déclaré Yves Mugny.

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