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Une pétition munie de 3500 signatures demandant l'abrogation de la loi genevoise interdisant la mendicité a été remise vendredi au Grand Conseil. La récolte des paraphes a été effectuée par une vingtaine d'associations et des partis de gauche.

La lancement de cette pétition a permis d'ouvrir le débat, a expliqué devant la presse le conseiller municipal socialiste de la Ville de Genève Sylvain Thévoz, qui déplore la stigmatisation des Roms à travers cette loi. Selon les pétitionnaires, la mendicité à Genève n'est pas le fait de réseaux criminels.

Coûteuse et sans effet, la loi genevoise punit des pauvres qui demandent l'aumône. Si les arguments pour son abrogation ne trouvent pas un écho favorable auprès des députés du Grand Conseil, les pétitionnaires pourraient lancer une initiative, a souligné M. Thévoz.

La lutte contre la mendicité n'est pas le seul apanage de Genève. D'autres villes en Suisse se préoccupent de la question. A Lausanne, une initiative demandant l'interdiction de la mendicité par métier avait abouti il y a une année environ. Plus de 10'000 personnes l'avaient signée.

ATS