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Genève: des personnalités se mobilisent contre les féminicides

Ce contenu a été publié le 26 mars 2014 - 20:02
(Keystone-ATS)

Des personnalités se mobilisent pour dénoncer les violences contre les femmes. Selon l'ONU, plus d'un tiers de la population féminine dans le monde est victime de violences sexuelles et physiques, très souvent de la part de proches.

L'ex-procureure Carla del Ponte, la conseillère nationale Ada Marra (PS/VD), la skieuse Lara Gut, la chanteuse Petula Clark ou encore l'actrice italienne Maria Grazia Cucinotta ont été, entre autres, d'accord de prêter leur voix pour dénoncer ce fléau.

"Le viol est une arme de guerre. En Syrie, les femmes souffrent d'une manière incroyable", a souligné devant la presse Carla del Ponte, en expliquant sa motivation. Comme procureure des tribunaux internationaux, elle a été confrontée à de nombreux cas de violences contre les femmes.

Dans toutes les cultures

Au total, 19 personnalités devaient prendre la parole mercredi soir au Palais des Nations dans un spectacle conçu par Serena Dandini et Maura Misiti: "Blessées à mort". Les monologues puisent dans les faits divers et les enquêtes judiciaires, récits posthumes et imaginaires de femmes qui ont perdu la vie suite à des actes de violence commis par des maris, des compagnons, des pères ou des frères.

"Les violences domestiques existent dans le monde entier, dans toutes les cultures, dans les pays pauvres comme dans les pays riches", a rappelé Serena Dandini. Selon une étude de la Commission européenne, 33 femmes sur cent sont victimes de telles violences dans les 28 pays de l'Union européenne.

"Le but est de sensibiliser l'opinion publique et de renforcer la prévention. Il faut lutter contre les stéréotypes et les racines de cette violence", a soutenu Maura Misiti, chercheuse au Centre italien de la recherche. En Italie, une femme est tuée tous les trois jours dans ce contexte.

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