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Créée il y a un mois pour lutter contre la délinquance de rue, la brigade anti-criminalité (BAC) de la police genevoise a procédé à ce jour à 109 arrestations. Comptant 18 hommes, l'unité sera fortement mise à contribution lors des grands événements de l'été.

La BAC est une réponse complémentaire à la police de proximité, a expliqué mercredi devant la presse la cheffe de la police genevoise, Monica Bonfanti. Les problèmes de petite délinquance étant particulièrement aigus au centre-ville, la brigade a pris ses quartiers au poste de police des Pâquis.

Au minimum, huit personnes de la BAC se trouvent chaque jour sur le terrain. Le travail de la nouvelle unité est de prendre les petits criminels de rue en flagrant délit. Les gendarmes et les inspecteurs qui forment la brigade se concentrent sur les vols, les agressions, les vols à la tire et les vols à l'astuce.

La police aura une meilleure image de l'action de la BAC d'ici à la fin de l'année, avec un peu plus de recul. La brigade semble néanmoins déployer ses premiers effets dans le milieu des petits délinquants. Selon l'état-major de la police genevoise, la création de cette unité n'y est pas passée inaperçue.

Souvent sans-papiers

Comme une "bonne partie" des délinquants auxquels a affaire la BAC sont démunis de papiers d'identité, une cellule d'identification a été mise sur pied avec la police judiciaire et la police de sécurité internationale. Depuis un mois, sur 100 personnes ayant passé par cette cellule, douze seulement ont été identifiées.

La tâche est ardue à cause du comportement peu coopératif des délinquants et souvent des pays dont ils sont issus. Les vols contre lesquels lutte la BAC sont essentiellement commis par des ressortissants d'Etats du Maghreb et par des Roumains, a noté Mario Chevalier, sous-chef de l'état-major de la police genevoise.

Sans moyen d'identification et sans possibilité de les placer en détention administrative par manque de place, les autorités sont souvent contraintes de relâcher rapidement ces délinquants multirécidivistes dans la rue.

ATS