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Les gendarmes genevois ont déterré la hache de guerre. S'estimant incompris et bafoués par leur conseillère d'Etat de tutelle Isabel Rochat, ils ont décidé lors d'une assemblée de leur syndicat UPCP d'entamer une grève des amendes à durée indéterminée.

Près de 600 gendarmes et gardiens de prison ont participé à l'assemblée qui s'est déroulée alors que Mme Rochat présentait le rapport annuel de la police aux troupes. "Nous avons montré que nous sommes représentatifs", a déclaré le président de l'Union du personnel du corps de police (UPCP) Christian Antonietti.

Horaires pas respectés

"Il faut arrêter de dire que l'on est inexistant", a poursuivi le gendarme syndicaliste, qui fait porter la responsabilité du bras-de-fer à Mme Rochat. Les policiers genevois veulent le respect de leurs horaires et le respect de la parole donnée par leur hiérarchie, a souligné M. Antonietti.

Outre la grève des amendes, les gendarmes refuseront dorénavant de se faire rappeler lors de leurs congés, sauf sous certaines conditions. En outre, les policiers mettront la priorité sur leur présence dans la rue.

"Nous voulons que Mme Rochat réexamine la situation", a-t-il ajouté. M. Antonietti a dit regretter cette nouvelle crise entre le pouvoir politique et la police, rappelant que l'UCPC avait soutenu les réformes entamées par la conseillère d'Etat, tout en déplorant que le syndicat ait été mis sur la touche à la première occasion.

Revendications floues

Interrogée par la Radio suisse romande (RSR), Mme Rochat a affirmé qu'elle n'avait pas déclenché les hostilités et qu'elle n'avait "jamais fermé sa porte" aux gendarmes. "J'aimerais toutefois connaître la nature exacte de leurs revendications", a-t-elle relevé.

Mme Rochat a déclaré être consciente de la pénibilité et de la difficulté du travail de la police.

ATS