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A Genève, la surprise aux élections fédérales pourrait venir du Mouvement citoyens genevois (MCG). Le parti populiste, qui s'est établi comme une formation durable dans le paysage politique local, semble aujourd'hui avoir les capacités de jouer les trouble-fêtes.

Par rapport à 2007, le MCG a gagné en expérience et a réussi à fidéliser son électorat. Reste maintenant à savoir si son discours frondeur et antisystème fera mouche dans une élection fédérale. Car contrairement aux partis dits classiques, le MCG ne peut pas s'appuyer sur une organisation supracantonale.

L'UDC et le PLR semblent les plus exposés à faire les frais de l'arrivée éventuelle d'un élu MCG sous la Coupole fédérale. Malgré leur fusion, libéraux et radicaux peinent à trouver un nouveau dynamisme à Genève. Avec le départ de Martine Brunschwig-Graf, ils perdent aussi une représentante difficile à remplacer à Berne.

UDC isolée

De son côté, l'UDC Genève a comme grande faiblesse son isolement, qui pourrait lui coûter l'un de ses deux sièges à la Chambre du peuple. Le parti a été tenu à l'écart de la traditionnelle alliance entre le PLR et le PDC. De plus, le MCG bénéficie de la campagne menée par l'UDC au niveau national.

Verts et socialistes peuvent aborder l'échéance électorale avec plus de sérénité. L'extrême gauche, avec ses nombreuses listes et sa ribembelle de candidats, apparaît morcelée et peu capable d'opérer son retour au Conseil national. Quand à la menace MCG, elle ne semble pas très crédible pour les formations rose et verte.

Le problème des socialistes sera de ne pas perdre le siège laissé vacant par le conseiller national Jean-Charles Rielle. Le parti à la rose espère avoir mis toutes les chances de sont côté en présentant l'ancien maire de Genève Manuel Tornare, qui peut se prévaloir d'une belle cote de popularité au bout du lac.

ATS