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Les gardes-frontière genevois ne feront bientôt plus appel à des renforts venus de toute la Suisse. Dès 2013, ils disposeront d'un effectif "local" de 342 personnes, soit le nombre exact d'hommes que la Confédération attribue dans son budget au canton de Genève.

Le fait de ne plus devoir recourir à des renforts pour combler le fossé qui séparait jusqu'à présent l'effectif réel des gardes-frontière genevois de l'effectif autorisé par Berne va faciliter le travail des troupes, n'a pas caché mercredi devant la presse le commandant des gardes-frontière VI, Claude Meylan.

Les renforts envoyés chaque année depuis 2009 à Genève ne connaissent bien souvent pas le terrain et sont de ce fait affectés de préférence à des tâches administratives, plutôt que d'être intégrés dans des patrouilles. La barrière des langues entraîne aussi des problèmes de compréhension entre les hommes.

Dès 2013, la donne va changer. "Nous voyons enfin le bout du tunnel", a souligné M. Meylan. Il sera beaucoup plus facile pour la conduite et l'engagement des troupes d'avoir des hommes attribués uniquement à Genève, a encore relevé le commandant des gardes-frontière VI.

De moins en moins de douaniers

Du côté des douanes romandes, le problème est différent. "Nous avons perdu une centaine de personnes en dix ans", a relevé Jérôme Coquoz, directeur des douanes du IIIe arrondissement. D'énormes gains de productivité ont certes été réalisés, mais à l'avenir, l'accomplissement de certaines tâches pourrait être compromis.

Les statistiques présentées mercredi aux médias le prouvent: le travail ne manque pas à Genève et dans le reste de la Suisse romande pour les douaniers et les gardes-frontière. Les infractions douanières enregistrées en 2011 sont ainsi en forte hausse par rapport à celles recensées en 2010.

Le tourisme d'achat a notamment été stimulé et toutes sortes de marchandises sont concernées: des vêtements aux articles électroniques, en passant par les cigarettes, un produit qui fait souvent l'objet de petits trafics.

ATS