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A Genève, Mark Muller et le barman du Moulin à Danses (MàD) sont arrivés à un accord. Reconnaissant l'avoir unilatéralement agressé, le conseiller d'Etat lui a présenté ses excuses. Les plaintes ont été retirées. Le PLR genevois se dit quant à lui satisfait de cet accord.

Ces retraits marquent la fin définitive du litige entre les parties, ont indiqué mercredi dans un communiqué commun Alec Reymond et Roland Burkhard, respectivement avocats de Mark Muller et du barman.

"Nous pouvons l'excuser"

Pour le président du PLR genevois Alain-Dominique Mauris, "le plus important est que M. Muller a pris conscience de ce qu'il a fait." "Si la victime l'excuse, nous pouvons aussi l'excuser. Mark Muller a démontré sa maturité d'esprit", a indiqué Alain-Dominique Mauris, interrogé par l'ats.

Et de rappeler que le Parti libéral-radical a demandé au magistrat de prendre ses responsabilités, à savoir de trouver la meilleure solution possible dans cette affaire qu'il considère comme privée.

Quant au Conseil d'Etat, il a été averti mercredi matin, lors de sa séance hebdomadaire, par Mark Muller de l'accord conclu avec le barman. Le président du gouvernement Pierre-François Unger a précisé qu'il n'y a aucune raison de priver le magistrat de dossiers.

Donnant suite à la plainte pénale du barman, le procureur général Daniel Zappelli avait annoncé l'ouverture d'une instruction contre le magistrat. Il devait entendre les parties et témoins jeudi.

Attaque unilatérale

Selon le communiqué des deux avocats, M. Muller "a expliqué s'être laissé aller à un excès de colère regrettable et avoir brusquement et unilatéralement fondu sur le barman", lors d'une altercation à la St-Sylvestre. Jusqu'à présent, le conseiller d'Etat avait défendu la thèse d'une "empoignade virile".

Il avait d'ailleurs déposé plainte pour injures et voies de faits contre le barman le 12 janvier, mais le procureur n'y avait pas donné suite.

Reste que le comportement de l'élu a porté atteinte au PLR. Pour son président, le retrait des plaintes permet à Mark Muller de reprendre son activité politique et de mener à bien les dossiers. "Aujourd'hui, Mark Muller a toute notre confiance", précise Alain-Dominique Mauris.

ATS