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En 2011, Charles Aznavour, ambassadeur extraordinaire de l'Arménie en Suisse, s'était déplacé pour la présentation par la Ville de Genève du projet "Les réverbères de la mémoire" (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

A Genève, le monument commémoratif du génocide arménien "Les Réverbères de la mémoire" sera inauguré le mois prochain. Les travaux au parc Tremblay ont démarré, après des années de tergiversations et de procédures devant les tribunaux.

La Cour de justice de Genève a rejeté en janvier les recours de personnes habitant à proximité du parc. Les juges ne sont pas entrés en matière, indique vendredi Stefan Kristensen, le coordinateur du projet des "Réverbères de la mémoire". La justice a également levé l'effet suspensif, permettant l'ouverture du chantier.

Certains riverains du parc s'opposent à la présence de cette oeuvre. Ils dénoncent le fait que l'espace vert qui leur sert de lieu de détente se politise. Leur avocat, le conseiller national Yves Nidegger, a annoncé vendredi avoir saisi le Tribunal fédéral (TF) pour qu'il examine l'affaire sous cet angle.

M.Nidegger rappelle qu'il avait été à un moment donné question d'installer le mémorial dans le parc du Musée Ariana, près des Nations-Unies. Ce choix avait exaspéré la Turquie qui avait fait pression sur le Conseil fédéral. Ce dernier avait fini par contester l'emplacement au nom de la neutralité de la Genève internationale.

Si cet argument vaut pour le parc du Musée Ariana, il peut aussi être soulevé pour le parc Tremblay, estime M.Nidegger. Les riverains du parc qui contestent la construction du monument n'ont pas réussi à démontrer devant les tribunaux qu'ils sont touchés plus que d'autres par le projet.

Selon M.Nidegger, "Les Réverbères de la mémoire" doivent être inauguré le 24 avril. Cette date correspond à la journée de commémoration du génocide, qui a débuté avec la rafle, le 24 avril 1915, d'intellectuels et notables arméniens à Istanbul. M.Kristensen, pour sa part, parle d'une inauguration le 13 avril.

Une idée qui date

L'idée d'ériger un mémorial faisant référence au massacre du peuple arménien avait été lancée par le Conseil municipal de la Ville de Genève il y a une dizaine d'années. Un concours avait été organisé et le projet de l'artiste français d'origine arménienne Mélik Ohanian avait été primé en 2011.

Cette oeuvre est composée de neuf réverbères de près de dix mètres de hauteur, qui se terminent, à leur bout, par une ampoule en forme de larme. Le mémorial devait initialement être érigé au bastion Saint-Antoine, mais la découverte de vestiges archéologiques avait conduit à l'abandon de l'emplacement par les autorités.

La municipalité avait alors jeté son dévolu sur le parc du Musée Ariana. Un choix qui avait une nouvelle fois dû être abandonné à cause des tensions diplomatiques qu'il avait suscitées. La Ville de Genève s'est alors rabattue, pour finir, sur le parc Tremblay, au grand dam de certains habitants du quartier.

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ATS