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Un Français de 38 ans, soupçonné d'avoir commis des actes d'ordre sexuel sur une soixantaine de fillettes depuis 1996 dans la région genevoise, a été remis en liberté provisoire par le Tribunal des mesures de contraintes. L'homme avait été arrêté en janvier.

Le tribunal genevois a accepté la mise en liberté moyennant le versement d'une caution de 10'000 francs et l'obligation pour le prévenu de suivre un traitement thérapeutique, a indiqué vendredi le procureur Marco Rossier, confirmant un article de la "Tribune de Genève". Le magistrat s'est opposé à cette libération.

Un homme immature

Pour M. Rossier, le risque de récidive dans ce dossier est en effet trop important. Selon lui, le prévenu est un homme "très immature" qui n'a pas pris conscience de la gravité des faits qui lui sont reprochés. Il a seulement honte vis-à-vis de ses proches et il aimerait simplement tourner la page et oublier cette affaire.

La remise en liberté du pédophile présumé a également été accueillie avec stupéfaction par l'entourage des victimes. Cette décision peut avoir des conséquences terribles sur les fillettes et a choqué les parents, a déploré Karim Raho, l'avocat de plusieurs familles plaignantes.

Le pervers avait été arrêté en janvier par la police qui avait le signalement de sa voiture. Depuis 1996, il est soupçonné de s'être attaqué à une soixantaine de fillettes, âgées de 6 à 11 ans. Il sévissait dans une région couvrant Versoix, Meyrin et la cité du Lignon et agissait essentiellement les mercredis et les samedis.

Père de famille

Sans jamais utiliser la force, il parvenait à convaincre ses petites victimes de l'accompagner dans les allées d'immeubles et leur demandait de l'aider à uriner. Il se masturbait ensuite devant les fillettes ou se faisait masturber. Il recherchait ses proies en sillonnant les quartiers à bord d'une 4X4 noire.

Le prévenu est père de famille. Il habite en France à Ornex, dans le département de l'Ain. Son procès pourrait se tenir début 2012. S'il décide de ne pas s'y présenter, la France ne serait pas tenue d'extrader son ressortissant.

ATS