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Le Conseil d'Etat genevois a présenté vendredi in corpore les principaux axes de son programme de législature 2018-2023.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

A Genève, le projet de budget 2019 présenté vendredi par le Conseil d'Etat affiche un déficit de 89 millions de francs. Le gouvernement escompte un retour des finances publiques dans les chiffres noirs à partir de 2021.

En même temps que son projet de budget, l'exécutif a été en effet contraint de dévoiler son plan financier quadriennal. C'est une obligation légale en cas de déficit, a rappelé la grande argentière du canton Nathalie Fontanet. Le gouvernement au complet en a aussi profité pour rendre public son programme de législature.

Catapulté nouveau président du Conseil d'Etat à cause de l'affaire Maudet, Antonio Hodgers a mené les débats, donnant la parole à tour de rôle à ses six collègues. Assis à ses côtés, Pierre Maudet a été discret, ne s'exprimant que brièvement au cours la conférence de presse, et n'intervenant qu'une fois à l'heure des questions.

Il ne s'agit pas d'un budget ou d'un plan financier quadriennal d'austérité, a souligné Mme Fontanet. Le gouvernement veut maintenir ses efforts en matière de prestations, ainsi que garder un haut niveau d'investissement, afin de rattraper le retard pris lors de la décennie précédente en matière d'infrastructures, a-t-elle noté.

Des milliards d'investissements

L'exécutif a prévu d'investir 3,3 milliards de francs sur quatre ans. La part du lion ira à la mobilité. La formation sera aussi bien lotie, pour répondre à la croissance démographique qui oblige à l'ouverture de plus en plus de classes, a expliqué la responsable du département de l'instruction publique Anne Emery Torracinta.

Ces investissements massifs ont cependant un revers. Ils ne seront pas entièrement autofinancés et alourdiront d'autant la dette du canton ces prochaines années. Celle-ci pourrait atteindre quelque 12 milliards de francs en 2022. L'Etat devrait cependant échapper à l'enclenchement du frein à l'endettement, a assuré Mme Fontanet.

Concernant plus précisément le projet de budget 2019, il prévoit une hausse des charges de 1,8%, qui s'établissent à 8,49 milliards de francs. Les revenus devraient augmenter de 3,1%. Le déficit envisagé de 89 millions de francs est "en nette amélioration" par rapport aux 187 millions du budget 2018, a souligné la ministre des finances.

Plus de recettes fiscales

Pour parvenir à ce résultat, le Conseil d'Etat compte sur une hausse des revenus fiscaux, grâce notamment à une réévaluation du patrimoine immobilier et aux efforts de la fonction publique, dont l'annuité devrait être supprimée en 2019. Les nouveaux fonctionnaires seraient aussi engagés deux classes en dessous.

Le projet de budget 2019 ainsi que le plan financier quadriennal du gouvernement ont reçu une pluie de critiques de la part des partis, à gauche comme à droite. Beaucoup se sont étonnés que le plan quadriennal n'intègre pas la réforme de la fiscalité des entreprises (PF17), discutée aux Chambres fédérales.

Cette réforme, qu'elle soit adoptée ou refusée, aura un énorme impact sur le canton de Genève, qui verra ses revenus fiscaux diminuer dans un premier temps, quoi qu'il arrive. "Nous avons mis PF17 à part", a expliqué M.Hodgers, car l'équation contient pour le moment encore beaucoup trop de variables politiques.

Le gouvernement devra faire preuve d'habileté pour faire adopter son projet de budget au Grand Conseil. La copie qu'il a rendue ne satisfait personne. A gauche, on parle d'un budget d'austérité qui s'attaque aux plus faibles et à la classe moyenne, à droite on déplore la progression des charges et les hausses d'impôts.

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ATS