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L'attrait des cantons de Vaud et de Genève pour les multinationales s'érode, selon une étude de la Chambre de commerce américano-suisse et du Boston Consulting Group publiée mardi. Plusieurs éléments font peser une lourde menace sur la présence des multinationales.

Les multinationales suisses et étrangères ont contribué de manière significative à la croissance des cantons de Vaud et Genève au cours des dix dernières années. Elles étaient en 2010 à l'origine de 43% du PIB de Genève et de 41% de celui du canton de Vaud, contre respectivement 35% et 33% en 2000, selon l'étude.

Dans les deux cantons, les multinationales ont créé deux tiers de tous les nouveaux emplois entre 2000 et 2010 et ont contribué à hauteur de 67% de la croissance du PIB de Genève et de 63% de celui du canton de Vaud. Pour l'ensemble de la Suisse, les multinationales contribuent à hauteur de 36% du PIB.

Plusieurs facteurs

Mais l'attrait de Vaud et de Genève se détériore, a prévenu le président et directeur général du Boston Consulting Group (Suisse) Elmar Wiederin, en présentant l'étude au Club suisse de la presse. Le document de 60 pages, "Un moteur de croissance en danger", met en cause plusieurs facteurs qui se conjuguent.

Le franc fort a réduit la compétitivité des opérations en Suisse. La croissance de la productivité de la main-d'oeuvre est à la traîne. Les infrastructures commencent à laisser à désirer.

Il existe en outre de lourdes incertitudes sur la fiscalité, concernant l'imposition des sociétés et les incitations fiscales offertes aux entreprises à l'avenir. Au même moment, la concurrence globale et régionale pour attirer les multinationales s'est accrue, car de nombreux pays ont amélioré leurs conditions-cadres et offrent des conditions attrayantes.

L'étude met en garde contre un effet domino, d'actualité à l'heure de la fermeture du site de Merck Serono à Genève: la perte d'une multinationale peut provoquer celle d'autres multinationales et finalement l'érosion du secteur tout entier.

ATS