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Le rapprochement entre les places financières de Genève, ici en photo, et de Zurich est récent (archives).

KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

(sda-ats)

Avec Genève et Zurich, la Suisse compte deux centres financiers figurant au "top 15" mondial. Les deux places ne s'estiment pas pour autant concurrentes, chacune cultivant ses spécialités. Leur rapprochement s'avère toutefois récent.

La démission surprise, annoncée fin novembre, de Boris Collardi aurait pu faire croire à une guerre des talents entre la cité de Zwingli et celle de Calvin. Le directeur général de la banque privée Julius Baer a quitté les bords de la Limmat pour rejoindre au bout du lac le gérant de fortune Pictet.

"Le transfert d'employés n'est pas très important entre les deux centres. La concurrence concerne surtout les établissements individuels", affirme Christian Bretscher, directeur de l'Association des banques zurichoises.

Si course aux talents il y a, elle existe plutôt entre la Suisse et Londres, renchérissent les représentants de la Fondation Genève Place Financière (FGPF). "Genève et Zurich sont plus complémentaires que concurrentes", assure son directeur Edouard Cuendet.

Spécificités régionales

"Les deux villes ont un profil très international, mais surtout des spécificités", souligne M. Cuendet. Pour Genève, la gestion de fortune privée, la banque de détail et la densité de banques étrangères. Sa griffe, c'est aussi le regroupement de secteurs (clusters), tels que le négoce des matières premières ou les organisations internationales.

Zurich, elle, a fait de la gestion d'actifs, de la banque d'investissement et encore du marché des capitaux ses points forts. UBS et Credit Suisse, avec leurs entités helvétiques, s'y taillent la part du lion tant en termes d'emplois que de bilan. Si le secteur bancaire zurichois s'avère très dépendant des deux grandes banques, c'est aussi à elles qu'il doit son essor, avec, en parallèle, celui des assurances.

Outre les activités et la physionomie de leurs instituts, les deux places diffèrent aussi dans leurs marchés cibles. Zurich se considère davantage tournée vers le monde anglophone et l'Asie, Genève, vers la francophonie et le Moyen-Orient.

Effet de taille

Au dernier classement de référence Global Financial Centres Index (GFCI) du cabinet Z/Yen, Zurich décroche la 9e place, Genève la 15e. Mesurée à l'aune de l'environnement d'affaires, du capital humain, des infrastructures, du développement du secteur financier et de la réputation, la métropole alémanique bat systématiquement sa compatriote romande.

"Cela s'explique par des effets de taille", est convaincu Edouard Cuendet. Son homologue zurichois ne le conteste pas. La "capitale économique" se voit favorisée par le poids des géants financiers, la proximité d'un aéroport intercontinental ou encore par l'implantation de la Bourse suisse.

"Les gros établissements sont présents dans les deux places", rappelle Christian Hintermann, responsable du conseil financier chez KPMG. En excluant les UBS, Credit Suisse, Pictet ou Lombard Odier notamment, l'analyse de la banque privée des deux côtés de la Sarine laisse difficilement tirer des conclusions sur la performance, selon lui.

En 2016, les établissements francophones ont généré un meilleur rendement. "Les banques genevoises ont affiché des marges d'exploitation bien supérieures aux zurichoises", relève M. Hintermann. Des variations qu'il met sur le compte des différents modèles d'affaires, structures de clientèle ou type de banques.

D'une seule voix

Même quand il s'agit de se promouvoir à l'international, les représentants de Genève et Zurich nient toute émulation. "A l'étranger, nous nous présentons comme une seule place financière suisse, avec deux centres", déclare Edouard Cuendet.

L'arrivée à Zurich voici bientôt deux ans de la China Construction Bank avait pourtant valu aux deux places quelques avertissements. Selon Christian Bretscher, l'Association suisse des banquiers (Swissbanking) les a exhortées à ne pas s'affronter, au risque de faire capoter le projet.

Sous l'impulsion du conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet, les deux centres économiques ont entrepris de se rapprocher. "Nous avons réalisé que les intérêts communs prédominent", soutient M. Bretscher. Et d'évoquer la première prise de position commune autour de la réforme de la fiscalité des entreprises - rejetée en votation populaire en février 2017.

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ATS