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General Electric réorganise Alstom après une forte perte

General Electric va réorganiser la division Energie, qui ne parvient pas à se remettre de la chute des prix de l'électricité de gros, de l'effondrement des commandes de turbines et des surcapacités (archives).

KEYSTONE/AP/JOHN MINCHILLO

(sda-ats)

General Electric (GE), empêtré dans des difficultés depuis deux ans, a annoncé mardi des mesures drastiques pour tenter d'enrayer l'hémorragie de sa division énergie (Alstom), qui lui a valu d'afficher une perte de 22,8 milliards au troisième trimestre.

Fait rarissime pour une entreprise qui a toujours été considérée comme un placement de référence aux Etats-Unis, les actionnaires du conglomérat industriel ne percevront plus qu'un cent, contre les douze qui leur avaient été promis il y a encore quelque temps, a indiqué GE dans un communiqué.

C'est la première grande mesure du nouveau PDG Larry Culp, 55 ans, en poste depuis le 1er octobre avec la mission de redresser le conglomérat industriel américain. Et la troisième fois depuis la Grande dépression de 1929 que GE, qui a distribué plus de 150 milliards de dollars de dividendes depuis 2000, réduit la rémunération accordée à ses actionnaires.

Cette décision, anticipée par de nombreux experts et actionnaires qui souhaitent voir GE réinvestir ses bénéfices dans ses activités, est due à des résultats trimestriels décevants, principalement à cause de lourdes charges d'un montant total de 22 milliards de dollars dans la division Energie.

A Wall Street, le titre, qui évolue à son plus bas niveau depuis la crise financière, gagnait 2,33% à 11,41 dollars vers 11h55 GMT dans les échanges électroniques de pré-séance.

Gagner et réduire la dette

GE est tombé dans le rouge au troisième trimestre, enregistrant une perte nette de 22,8 milliards de dollars.

En excluant ces éléments exceptionnels, le conglomérat industriel américain est bénéficiaire et affiche un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du nord, de 14 cents, toutefois inférieur aux 20 cents attendus en moyenne par les analystes financiers.

Le chiffre d'affaires de 29,57 milliards de dollars, en baisse de 3,5% sur un an, est également inférieur aux attentes, qui étaient de 29,92 milliards.

Pour repartir de l'avant, GE va commencer par réorganiser la division Energie, qui ne parvient pas à se remettre de la chute des prix de l'électricité de gros, de l'effondrement des commandes de turbines qu'elle n'a pas su anticiper et des surcapacités.

Les difficultés se sont aggravées mi-septembre quand le groupe a confirmé des problèmes d'oxydation sur sa nouvelle génération de turbines, censée permettre à GE de mieux braver la concurrence.

Cette division, qui comprend l'ex-fleuron français Alstom racheté au prix fort en 2014, sera désormais scindée en deux.

Une première unité réunira les activités et les services gaziers et une autre regroupera les générateurs et le nucléaire entre autres, a détaillé GE sans préciser si cette réorganisation allait s'accompagner de suppressions d'emplois.

"Après mes premières semaines, il est clair pour moi que GE est fondamentalement une entreprise solide avec une équipe talentueuse et de bonnes technologies. Cependant, nos résultats sont loin de refléter ce potentiel. Nous allons mettre les bouchées doubles et demander qu'on rende davantage de comptes au sein de l'organisation afin d'enregistrer de meilleurs résultats", a déclaré M. Culp, cité dans le communiqué.

Le dirigeant ajoute que sa priorité pour les cent premiers jours est de rendre les activités profitables, à commencer par la division Energie, et de réduire la dette qui s'élevait à 115 milliards de dollars à fin juin.

M. Culp, premier PDG choisi en externe, devrait donner davantage de détails lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats aux analystes financiers prévue vers 12h00 GMT.

Son prédécesseur John Flannery, limogé après seulement 14 mois de règne, avait annoncé fin 2017 une cure d'austérité de 20 milliards de dollars de cessions d'actifs à la clé et des milliers de suppressions d'emplois à travers le monde.

Malgré les critiques de la classe politique française, il a aussi renoncé mi-juin à son engagement de créer un millier d'emplois d'ici fin 2018 en France.

GE prévoit également de donner son indépendance à la division santé et de vendre sa participation de 62,5% dans le groupe de services pétroliers Baker Hughes, A GE Company.

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