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General Motors a plus que quadruplé ses bénéfices au deuxième trimestre et amélioré ses marges grâce à ses ventes en Amérique du Nord. Le groupe compense ainsi de lourdes charges liées notamment aux dédommagements de victimes de ses rappels de véhicules.

D'avril à juin, le groupe automobile a dégagé un bénéfice net de 1,12 milliard de dollars (1,06 milliard de francs), contre seulement 278 millions à la même période un an plus tôt, selon un communiqué publié jeudi.

Délesté des éléments exceptionnels, le bénéfice par action, référence en Amérique du Nord, s'établit à 1,29 dollar contre 1,08 dollar seulement attendu en moyenne.

Le groupe dirigé par Mary Barra a inscrit des charges totales d'un montant de 1,1 milliard de dollars, sans lesquelles ses profits auraient été encore plus importants.

Il a passé une charge de 600 millions de dollars liée à la dévaluation du Bolivar venezuélien, une deuxième de 400 millions due à des dépréciations d'actifs en Thaïlande et une dernière de 100 millions attribuée aux indemnisations de victimes de l'affaire du commutateur d'allumage défectueux ayant causé 124 morts et 269 blessés, selon le décompte actualisé du groupe.

"Les deux premiers trimestres ont été solides parce que nous capitalisons sur la robustesse de l'industrie en Amérique du Nord et consolidons notre position en Chine en dépit des conditions difficiles sur ce marché", a commenté Mme Barra, citée dans le communiqué.

Appétit pour les grosses voitures

En Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada et Mexique), GM a atteint sur le trimestre une marge opérationnelle de 10,5%, en avance sur son calendrier qui prévoyait ce niveau en 2016. Le groupe y profite de l'appétit des consommateurs pour les grosses voitures (SUV, camionnettes à plateau et crossovers) sur fond de prix de l'essence bas, de taux d'intérêt quasi nuls et du redressement de l'économie.

En Chine, devenue le premier marché automobile mondial, GM a réussi à vendre 1,72 million de véhicules au premier semestre, en hausse de 4,4% malgré un ralentissement global du marché. Son principal rival Volkswagen y a enregistré a contrario un recul de ses ventes.

Durant le trimestre, l'Europe, gouffre financier, n'a pas perdu d'argent, indique GM.

Dans l'ensemble, le chiffre d'affaires trimestriel a reculé de 3,7% à 38,2 milliards de dollars, en raison principalement des effets de change négatifs, explique GM. Les analystes attendaient 40,62 milliards de dollars.

"Le second semestre sera meilleur que le premier", a déclaré le directeur financier Chuck Stevens, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

A Wall Street, le titre bondissait de 6,04% à 32,13 dollars dans les échanges électroniques de pré-séance.

ATS