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L'accord fiscal entre la Suisse et l'Allemagne ne va pas assez loin aux yeux de l'ex-chancelier Gerhard Schröder. Pour lui, dans sa forme actuelle, le texte n'a aucune chance d'être accepté par la chambre haute du parlement allemand et de pouvoir entrer en vigueur au début de l'année prochaine.

L'ancien dirigeant social-démocrate ne croit pas que l'accord ait une chance avant les élections fédérales allemandes de l'automne 2013. Il faudra ensuite se réunir et renégocier le texte, affirme-t-il dans une interview publiée samedi matin sur le site de "20 Minuten" et de la "Berner Zeitung".

Les Suisses ont en tout cas mieux négocié que l'Allemagne, estime l'ancien chef du gouvernement allemand, qui ne comprend pas pourquoi son pays ne doit pas recevoir les noms des clients des banques qui déplacent leur argent avant l'entrée en vigueur de l'accord.

Et de se demander pourquoi les Suisses font une distinction entre les Etats-Unis et le reste du monde. Peut-être est-ce simplement dû à la puissance américaine, suppose l'ancien chancelier.

Incompréhension

Gerhard Schröder ne comprend pas non plus pourquoi Berne refuse de modifier sa stratégie en matière de secret bancaire. Les banques helvétiques sont assez habiles pour faire du bon travail avec de l'argent propre, ajoute l'ex-chancelier, qui rappelle que, même en Suisse, "l'ancien modèle d'affaires basé sur l'évasion fiscale" ne fait plus l'unanimité depuis longtemps.

Autre sujet d'incompréhension: pourquoi la Confédération permet-elle que d'autres paradis fiscaux se cachent derrière elle? Pour M. Schröder, la Suisse se trompe d'objet à protéger, elle aurait plus à gagner qu'à perdre avec une autre stratégie.

Sur le fond, Gerhard Schröder donne raison à son collègue de parti, l'ancien ministre allemand des finances Peer Steinbrück, même s'il s'en distancie sur la forme. L'ancien grand argentier avait qualifié en 2009 les Suisses d'"Indiens" qu'il menaçait de recourir à la "cavalerie" s'ils devaient continuer à protéger les fraudeurs du fisc.

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ATS