Navigation

Gösgen se procurera son uranium dans des mines naturelles au Canada

Ce contenu a été publié le 15 juillet 2014 - 13:55
(Keystone-ATS)

La centrale nucléaire de Gösgen (SO) se procurera à l'avenir son uranium dans des mines naturelles au Canada. La société en a décidé ainsi, les livraisons controversées de Russie n'entrant plus en ligne de compte.

Les deux installations de Gösgen et de Beznau (AG) avaient fait l'objet de la critique en 2010, en raison de la provenance de leur uranium. Elles achetaient ce métal dans l'usine de traitement des déchets radioactifs de Majak, en Russie, dont la région est considérée comme irradiée. Les deux centrales avaient ensuite renoncé aux livraisons russes.

L'installation de Majak se trouve à environ 1500 kilomètres de Moscou. Son environnement affiche régulièrement des valeurs radioactives élevées. On ne sait toutefois pas si cela est dû aux activités actuelles ou à des déchets liés aux activités anciennes.

Les livraisons provenant de Majak avaient eu des suites politiques. Le Conseil national avait adopté une motion demandant davantage de transparence concernant l'origine des combustibles des centrales nucléaires. L'intervention n'avait en revanche connu aucun succès devant le Conseil des Etats qui l'avait enterrée.

Certaines réserves éliminées

Suite à ces événements, les responsables de la centrale de Gösgen ont décidé au début de cette année de se procurer de l'uranium enrichi, nécessaire à la production de combustible, de façon autonome sur le marché. Ils se sont également résolus à éliminer une partie de leurs réserves de combustibles.

La centrale soleuroise a depuis porté son choix sur l'uranium de mines canadiennes. L'enrichissement sera effectué en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Angleterre, a souligné mardi l'installation.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.