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Gold Fields menace de licencier la moitié de son personnel

Le groupe minier sud-africain Gold Fields a menacé de licencier 15'000 grévistes, soit près de la moitié de son personnel, s'ils ne mettent pas fin à leur grève sauvage d'ici jeudi à la mi-journée. Plusieurs mines d'or de Gold Fields sont paralysées depuis septembre.

La menace vise surtout le site de KDC exploité à Carletonville, au sud-ouest de Johannesbourg. Le mouvement s'y prolonge depuis le 9 septembre et s'est étendu lundi.

La veille, la Chambre des mines avait jeté l'éponge. La maîtresse de la grille des salaires pour les mines d'or avait refusé de marchander des hausses de salaire supérieures à celles déjà proposées, puis refusées par les grévistes. La Chambre des mines a décidé de laisser les entreprises résoudre la crise à leur guise.

M. Holland a en revanche précisé que la majeure partie du personnel avait commencé à revenir à son poste dans l'une des mines du groupe à Beatrix (centre).

26 arrestations

Par ailleurs, la police sud-africaine a annoncé l'arrestation d'au moins 26 mineurs en grève après des heurts dans une mine de chrome exploitée par le groupe sud-africain Samancor, près de Marikana (nord).

"La police (...) a employé la force pour disperser un important groupe d'environ 3000 mineurs en grève sauvage. Lors de la dispersion et des arrestations, un policier a été frappé à la machette à la main gauche (...). Grièvement blessé, il a été évacué par ses collègues et hospitalisé", a expliqué la police régionale.

Le comité de grève a expliqué que les mineurs s'étaient rassemblés pacifiquement. Ils attendaient de pouvoir parler avec des représentants de la direction quand la police a chargé.

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