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Les analystes espéraient une performance financière spectaculaire de Goldman Sachs au vu des records consécutifs enregistrés par les places financières depuis la victoire de Trump (archives).

KEYSTONE/AP/RICHARD DREW

(sda-ats)

Goldman Sachs a annoncé mardi des résultats trimestriels inférieurs aux attentes, marqués par une baisse inattendue des recettes générées par le courtage en dépit d'une dérégulation massive promise par Donald Trump.

Le résultat net de la firme a certes flambé de 80,2% sur un an à 2,16 milliards de dollars (2,14 milliards de francs) entre janvier et mars, mais le premier trimestre 2016 avait été le plus mauvais en douze ans.

Le bénéfice net par action ajusté, référence en Amérique du Nord, est ressorti mardi à 5,15 dollars contre 5,31 dollars attendu en moyenne par les analystes, tandis que le chiffre d'affaires de 8,03 milliards (+26,6% sur un an) est inférieur aux 8,45 milliards escomptés.

A Wall Street, le titre était sanctionné: il perdait 2,82% à 219,89 dollars vers 14h20 dans les échanges électroniques de pré-séance. "L'environnement opérationnel a été mitigé", a expliqué le PDG Lloyd Blankfein, cité dans le communiqué.

Promesses de Tump

Observateurs et analystes financiers espéraient une performance financière spectaculaire de Goldman Sachs au vu des records consécutifs enregistrés par les places financières depuis la victoire de Donald Trump.

Le nouveau locataire de la Maison Blanche a promis de revoir la réforme financière Dodd-Frank, qui limite notamment la spéculation et exige des grandes banques des niveaux de fonds propres élevés.

Cette confiance avait été renforcée par les solides résultats trimestriels de JPMorgan Chase, Citigroup et Bank of America, qui ont dégagé de gros bénéfices du fait de la bonne santé du courtage, force traditionnelle de Goldman Sachs.

La division de courtage - clients institutionnels - a subi un recul trimestriel de 2% de ses revenus à 3,36 milliards de dollars et de 7% comparé au quatrième trimestre 2016, a précisé mardi la banque dont des anciens dirigeants occupent des postes-clé au sein de l'administration Trump.

Prudence des clients

Dans le détail, le courtage des matières premières, devises et autres produits liés aux taux d'intérêt (FICC ou Fixed Income), dont les revenus (1,69 milliard de dollars) sont quasi inchangés sur un an, a pâti d'incertitudes politiques, de faibles niveaux de la volatilité et de la prudence des clients, explique Goldman Sachs.

Les recettes du courtage de titres financiers ont, elles, diminué de 6% sur un an à 1,67 milliard de dollars.

L'établissement a par ailleurs été pénalisé par une hausse de 15% des dépenses opérationnelles, en l'occurrence des rémunérations (+24%), tandis que les commissions perçues par ses banquiers conseillant les entreprises dans les opérations de fusions-acquisitions ont diminué de 2%.

ATS

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