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Google paie des impôts, soutient son co-président en Europe

Les locaux de Google à Madrid ont été perquisitionnés jeudi, dans le cadre d'une enquête sur sa fiscalité (archives).

KEYSTONE/AP/MARCIO JOSE SANCHEZ

(sda-ats)

"Nous payons les impôts dans chaque pays où nous sommes", a assuré le co-président de Google Europe, Carlo d'Asaro Biondo. Sur ce continent, le géant américain de l'internet fait l'objet de multiples enquêtes sur sa fiscalité.

"Les impôts se paient surtout là où la valeur est créée. Et Google créé sa valeur surtout aux Etats-Unis", a-t-il estimé sur l'antenne de la radio France Info. "Nous avons un taux d'imposition global d'environ 20%, c'est dans la moyenne de l'OCDE", a-t-il souligné.

Les locaux de Google à Madrid ont été perquisitionnés jeudi, dans le cadre d'une enquête sur sa fiscalité. Et ses bureaux parisiens ont été perquisitionnés en mai pour des motifs similaires.

Le fisc italien réclame à Google 200 millions d'euros (216,8 millions de francs). Le Royaume-Uni a, lui, conclu un accord en janvier avec le groupe, qui a accepté de lui verser l'équivalent de 170 millions d'euros pour solder ses arriérés d'impôts.

Très présent en Irlande

Comme d'autres multinationales américaines du numérique, telles Amazon ou Facebook, Google est régulièrement accusé en Europe et aux Etats-Unis de vouloir échapper aux impôts en choisissant de s'installer dans des pays à la fiscalité plus favorable.

L'Irlande, où la firme est particulièrement présente avec plus de 5000 salariés et où elle a réalisé "plus de 10 milliards d'euros d'investissements", selon M. D'Asaro Biondo, est aussi l'un des pays où l'impôt sur les bénéfices des sociétés (12,5%) est le plus faible de l'UE.

Nouvelle offensive

"Les choix par rapport à la législation fiscale dans chaque pays ont été faits par la Commission européenne (...), aujourd'hui nous les appliquons", s'est défendu M. D'Asaro Biondo. Il a invité à une révision des législations fiscales pour s'adapter à la globalisation des entreprises.

La Commission européenne prépare, par ailleurs, une nouvelle offensive contre Google pour des pratiques jugées anti-concurrentielles, selon des sources proches du dossier. "Il est normal qu'il y ait des contrôles sur une boîte de notre taille, il est normal que des questions se posent", a estimé M. D'Asaro Biondo, assurant que Google allait continuer de "collaborer" avec la commission sur ce dossier.

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