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Fribourg-Gottéron jouera dans une patinoire agrandie qui conservera son effet "chaudron", dit le président du groupe de travail Albert Michel.

KEYSTONE/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

Fribourg tient enfin un nouveau projet de patinoire, après des années de réflexion. L'objectif est d'agrandir la patinoire actuelle pour un investissement estimé à 70 millions de francs.

La capacité actuelle de la patinoire de Saint-Léonard, qui date de 1982, est de 6700 spectateurs dont une petite moitié en places assises. Elle augmentera à 8500 places, dont deux tiers de places assises.

La piste de glace et les gradins existants seront conservés et rénovés, ce qui devrait sauvegarder l'ambiance "chaudron" des matches du club de hockey Fribourg-Gottéron. Des gradins seront ajoutés en hauteur.

L'arène comportera aussi davantage de restaurants et de loges pour les partenaires et sponsors. Des étages seront également ajoutés au parking actuel, qui pourrait atteindre une capacité de 300 places.

Trouver des investisseurs

La participation du canton pourrait aller jusqu'à 15 millions de francs. Celle de la ville se situerait entre 5 et 15 millions, en tenant compte des droits de superficie qu'elle accordera en tant propriétaire du terrain.

Reste à trouver des investisseurs privés pour la plus grosse partie du financement. Une société immobilière privée sera constituée, qui prendra le rôle de maître d'ouvrage.

Les travaux devraient débuter à l'automne 2017 et se terminer à l'automne 2019. L'équipe pourrait ainsi jouer dans la nouvelle structure lors de la saison 2019-2020. Dans l'intervalle, elle continuera à jouer dans l'actuelle patinoire.

Ces deux années qui verront se dérouler en parallèle les matches et les travaux n'iront pas sans désagréments. Mais le jeu en vaut la chandelle, estiment les acteurs concernés. "Ce n'est pas la solution la plus simple à court terme, mais c'est la meilleure à long terme", a résumé le président du conseil d'administration de Gottéron, Michel Volet, vendredi devant la presse à Fribourg.

Exigences sportives

Le club est heureux et soulagé. Il était très inquiet pour sa survie à brève échéance en ligue nationale. Les autorités sportives réclamaient que Fribourg soit dotée d'une infrastructure adaptée. Le projet répond aux exigences.

Le canton aussi a intérêt à disposer d'une infrastructure répondant aux besoins de la population, a dit Jean-Pierre Siggen, conseiller d'Etat en charge de l'instruction publique, de la culture et du sport. "Nous serons attentifs à garantir son accessibilité pour les écoles, pour les sociétés sportives, et pour le public en général."

Si la nouvelle patinoire se fait attendre depuis belle lurette, le syndic de la ville Thierry Steiert relativise toutefois en comparant avec d'autres grands projets pour le foot ou le hockey dans d'autres villes qui ont aussi pris du temps, comme à Zurich par exemple. Ce sont des processus normaux pour des projets aussi complexes et avec de nombreux partenaires impliqués, a-t-il souligné.

Serpent de mer

Un précédent projet prévoyait de construire une toute nouvelle patinoire en partenariat avec l'entreprise Losinger Marazzi. Mais il supposait la destruction de la seconde patinoire, plus petite que la patinoire principale, inaugurée en 2010 pour 8 millions de francs. Et les frais de location évoqués faisaient grincer des dents.

Devant les difficultés rencontrées, le club a mis sur pied à l'automne 2014 un groupe de travail pour reprendre les réflexions à zéro. La "task force" est pilotée par Albert Michel, qui préside par ailleurs la Banque cantonale de Fribourg. S'y ajoutent Gaston Baudet, un ancien président de Gottéron, et Claude Gremion, directeur Conseils et stratégie de Groupe E.

Ils ont examiné plusieurs autres pistes: construction de la nouvelle infrastructure sur une partie du terrain de foot et du parking, démolition complète de la patinoire principale actuelle pour en reconstruire une nouvelle, ou encore construction sur la patinoire existante. C'est donc cette dernière option qui a été retenue.

ATS