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Au moins 25 personnes ont été arrêtées samedi soir à Montréal à l'issue d'une marche de quelque 500 manifestants. Ceux-ci protestaient contre la hausse des frais de scolarité, et, par extension, contre le Grand Prix de F1, en cours ce week-end dans la ville québécoise.

La police de Montréal a fourni ce bilan provisoire à 23h00 locales (05h00 dimanche en Suisse). Elle a souligné qu'il s'agissait d'arrestations ciblées, que ses opérations étaient en cours et que de nouvelles arrestations pourraient survenir.

La Classe, le syndicat étudiant considéré comme le plus radical, a réaffirmé samedi qu'elle n'avait pas l'intention de perturber le déroulement du Grand Prix. Son porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois a souligné cependant que l'organisation n'était pas en mesure de contrôler les comportements de tous les groupes qui y sont affiliés.

Concert de casseroles

Le début de cette 47e marche nocturne quotidienne s'est déroulé pacifiquement, au milieu d'un concert de casseroles. Mais lorsqu'elle est arrivée à proximité de la rue Crescent, rendue piétonne pour accueillir des stands de F1, elle a été bloquée par les forces de l'ordre qui ont cherché à la disperser.

Une journaliste de l'AFP sur place a assisté à plusieurs arrestations, parfois effectuées sans ménagement. Elle a vu un jeune homme vêtu de noir menotté et soumis à une fouille corporelle. Trois voitures de police ont eu les vitres brisées et ont été couvertes de graffiti.

Contre le tourisme sexuel

Les étudiants établissent un lien entre leur refus d'une augmentation de leurs droits de scolarité pour cause d'austérité budgétaire et le Grand Prix, "événement élitiste", selon eux, auquel la province du Québec accorde une subvention de plusieurs millions de dollars.

Lors d'une manifestation pacifique distincte, deux cents féministes et leurs sympathisants anticapitalistes ont défilé dans l'après-midi. Elle protestaient contre le Grand Prix de Formule 1 du Canada et contre le tourisme sexuel qui s'intensifie, selon elles, en marge de cet événement sportif.

ATS