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Environ 2600 réfugiés syriens qui avaient quitté mercredi matin plusieurs îles grecques à bord d'un ferry initialement affrété par les autorités pour Thessalonique, iront finalement au Pirée, le port d'Athènes, a-t-on appris mercredi soir.

La décision, rapportée par des autorités locales de Thessalonique, aurait été prise à l'issue d'une réunion entre les autorités, notamment locales, celles-ci ayant émis des doutes sur la capacité de Thessalonique d'accueillir d'un coup autant de réfugiés.

Selon ANA, le ferry était désormais attendu à 07h45 (en Suisse) jeudi au Pirée, après pas loin d'un jour entier de navigation depuis Kos. Le ferry Eleftherios Venizelos avait en effet quitté Kos mercredi matin avec 1700 Syriens à bord et en a récupéré quelque 900 autres sur les îles égéennes de Kalymnos, Leros et Lesbos.

Régime prioritaire pour les Syriens

Des autocars avaient pourtant été affrétés à Thessalonique pour transférer ces Syriens en Macédoine, pays frontalier de la Grèce. Les Syriens bénéficient en effet en Grèce d'un régime prioritaire et plus souple par rapport aux migrants afghans ou pakistanais.

Depuis janvier, environ 160'000 migrants, originaires principalement des zones de guerre en Syrie, en Afghanistan ou en Irak, sont arrivés sur des îles d'Egée en provenance des côtes occidentales turques proches, selon le Haut Commissariat de l'ONU aux Réfugiés (HCR).

Les îles grecques sont particulièrement affectées par cet afflux en raison de manque d'infrastructures d'accueil adéquates, ce qui a entraîné de nombreuses critiques envers les autorités grecques par les ONG des droits de l'Homme, dénonçant les conditions misérables des migrants, contraints de dormir pendant de nombreux jours à la belle étoile ou de faire la queue pour recevoir des papiers avant de pouvoir quitter les îles.

Situation "hors de contrôle" à Leros

"La situation est hors de contrôle", a écrit Michalis Kolias, maire de l'île de Leros, dans l'archipel du Dodécanèse (sud-est), dans une lettre adressée au gouvernement, en réclamant de l'aide pour gérer l'arrivée de centaines de migrants sur l'île.

Selon lui, la vie des migrants, des habitants et des touristes de l'île est "en danger" en raison des problèmes de santé causés par la surpopulation.

Près de 107'500 migrants ont traversé les frontières de l'Union européenne en juillet, selon de l'Agence Frontex, chargée des frontières extérieures européennes de l'espace Schengen, une hausse dramatique par rapport aux mois précédents.

ATS