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Sur les 201 statues recensées dans la capitale grecque, 49 doivent être remplacées par des moulages, selon la mairie (photo symbolique).

Keystone/AP/Thanassis Stavraki

(sda-ats)

La ville d'Athènes veut mettre à l'abri un quart des statues en bronze ornant ses rues et places. Elle a pris cette décision après la multiplication de cas de vandalisme et de vols des oeuvres en métal pour en récupérer le cuivre.

Sur les 201 statues recensées dans la capitale, 49 doivent être remplacées par des moulages, a indiqué vendredi la mairie. Sans fournir de liste, elle précise qu'il s'agit de celles situées dans les zones jugées le plus exposées à la délinquance urbaine.

La plupart sont en plein centre, comme les abords des bâtiments néoclassiques abritant l'académie, la bibliothèque nationale et le rectorat. C'est là que cinq bustes en bronze, ornant la cour du Centre culturel municipal, avaient été volés le 25 mai. Ce méfait a été la goutte qui a fait déborder le vase, après une série de vols d'autres sculptures métalliques ornant la capitale.

Même les plaques d'égout

La police impute ces vols au trafic de cuivre, métal le plus prisé des malfaiteurs. D'autres métaux sont visés aussi, ainsi de nombreuses plaques d'égout en fonte ont disparu des trottoirs.

Le patrimoine statuaire d'Athènes dans cette zone, située sur le parcours traditionnel des manifestations, porte aussi les stigmates de la forte contestation sociale alimentée en Grèce par six ans de crise économique et d'austérité. Les effigies de figures nationales y sont régulièrement couvertes de tags et de slogans.

Une statue à forte symbolique nationaliste a aussi été récemment décapitée, près du musée archéologique national, aux abords du quartier contestataire et étudiant d'Exarchia, fief des tagueurs et graffiteurs.

ATS