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Plusieurs milliers de Grecs ont manifesté mardi à Athènes pour protester contre la politique d'austérité. Cette journée de grève coïncide avec le retour de représentants de la "troïka" des créanciers venus examiner les comptes du pays avant le déblocage éventuel d'une aide de 130 milliards d'euros.

Aucun métro ne circulait et les ferries étaient à quai, alors que les bus ne circuleront qu'une partie de la journée. Pour de nombreux Grecs, frappés depuis 2010 par des hausses d'impôts, des baisses de salaire et des coupes dans les dépenses publiques, une nouvelle cure d'austérité liée à ce second plan de sauvetage paraît insupportable. Il est imposé par le Fonds monétaire international, l'Union européenne et la Banque centrale européenne.

5e année de récession

La Grèce vient d'entrer dans sa cinquième année consécutive de récession, avec un taux de chômage au niveau record de 17,7% au troisième trimestre 2011. Depuis 2010 et le premier plan de sauvetage, des mouvements sociaux identiques ne sont pas parvenus à détourner les dirigeants grecs de la voie de l'austérité tracée par ces créanciers en échange de leur aide.

La menace d'un défaut de paiement se rapproche, la Grèce devant rembourser 14,5 milliards d'euros d'emprunts obligataires fin mars. Le gouvernement ne parvient pas à se mettre d'accord avec les investisseurs privés au sujet de l'abandon par ces derniers de 50% de la valeur de leurs créances sur la Grèce.

Cette "implication du secteur privé" (PSI) est nécessaire pour réduire de 160% à 120% du PIB le poids de la dette grecque. Le FMI et l'UE ont en outre prévenu que, sans cette participation du secteur privé, ils pourraient considérer que la Grèce n'est pas sur la voie d'un rétablissement durable de ses finances publiques et qu'il n'est donc pas opportun de lui verser une nouvelle aide.

ATS