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Le premier ministre socialiste grec Georges Papandréou a demandé mardi la démission de ses ministres. Objectif: la formation d'un gouvernement de coalition avec la droite auquel il ne participera pas.

Le nom de l'homme politique qui revient avec le plus d'insistance pour prendre les rênes du pays menacé de faillite et de sortie de la zone euro est celui de l'économiste Lucas Papademos. C'est un ancien haut responsable de la Banque centrale européenne (BCE) qui enseigne désormais à l'Université américaine de Harvard.

Il fait l'objet d'intenses discussions entre le premier ministre sortant Georges Papandréou et le dirigeant de droite Antonis Samaras (Nouvelle Démocratie). Ce dernier a fini par se rallier dimanche à l'idée d'un gouvernement de coalition.

Accord historique

Sous la pression de l'Union européenne (UE), un accord historique a été conclu dimanche soir entre les deux chefs de partis pour la formation d'un gouvernement d'union nationale. Il s'agit de permettre l'application d'urgence du plan européen de désendettement de la Grèce décidé dans la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles.

Ce plan prévoit une aide totale de 130 milliards d'euros (prêts et garanties) ainsi qu'un effacement de 100 milliards d'euros de dettes sur un total de 350 milliards. En échange, Athènes doit se soumettre à un plan de rigueur strict et accepter une quasi mise sous tutelle.

Lundi soir, les représentants de la zone euro ont demandé un engagement écrit aux deux principaux partis grecs à respecter les promesses d'économies budgétaires et de réformes avant tout versement de nouveaux prêts.

Successeurs

Si Lucas Papademos, ancien vice-président de la BCE (2002-2010), conseiller de M. Papandréou, et ancien gouverneur de la Banque centrale grecque (1994-2002) faisait toujours figure de favori mardi en début d'après-midi, les médias ont évoqué d'autres noms possibles.

Parmi eux, le représentant grec au FMI, Panayotis Roumeliotis, 64 ans, ou le médiateur européen, le juriste grec Nikiphoros Diamantouros, 69 ans.

ATS