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Deux députés grecs, récemment élus sous la bannière néonazie du parti Aube Dorée (Chryssi Avgi), ont été brièvement détenus par la police après l'agression d'un immigré pakistanais. La fille du chef de ce parti a elle aussi été arrêtée, a-t-on appris samedi de source policière.

Les deux parlementaires, Ilias Panagiotaros and Ioannis Vouldis, la fille du chef de leur parti Nikos Michaloliakos et trois autres personnes se trouvaient sur les lieux de l'attaque, vendredi soir. Ils ont été relâchés par la suite faute de preuves, selon cette source.

La victime, un Pakistanais de 31 ans, a été agressée dans un quartier populaire d'Athènes par un groupe de motards. L'homme a ensuite reçu des soins à l'hôpital. Les agresseurs participaient à une manifestation de deux-roues "partie du siège d'une formation politique", a indiqué la police dans un communiqué.

La Grèce régulièrement épinglée

Il s'agissait des bureaux d'Aube dorée, selon une source policière. Ce parti ouvertement néonazi s'est retrouvé propulsé au parlement le 6 mai dernier avec 6,9% des voix. Ce résultat est une première dans l'histoire de la Grèce moderne, un pays profondément traumatisé par l'occupation nazie et la dictature militaire entre 1967 et 1974.

Une autre membre de cette formation, Themis Skordeli, est en attente de jugement pour une violente agression sur des migrants afghans en septembre 2011 dans le centre de la capitale. La justice vient d'ajourner pour la sixième fois consécutive l'ouverture de son procès.

La Grèce est régulièrement épinglée pour sa tolérance à l'égard de violences racistes. Trois ONG grecques ont salué samedi dans un communiqué les conclusions d'une commission de l'ONU contre la torture (CAT) qui suggère à Athènes de "combattre fermement les manifestations de discrimination raciale et de xénophobie".

ATS