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L'Espagne, l'Autriche et l'Estonie ont donné leur feu vert mardi au troisième plan d'aide financière en faveur de la Grèce, dont le montant s'élève à 86 milliards d'euros. Les députés allemands du Bundestag doivent se prononcer mercredi.

Le parlement espagnol a voté par 297 voix contre 20 et cinq abstention en faveur du plan d'aide. Ce texte a été soutenu par les conservateurs du Parti populaire (PP, au pouvoir), l'opposition socialiste et plusieurs partis régionaux.

Seuls les écolo-communistes d'Izquierda Unida (IU) ont voté contre. Ils ont fait valoir que les deux premiers plans d'aide avaient échoué et que le nouveau risquait de subir un sort similaire.

"Trois leçons à tirer"

L'aval du parlement espagnol n'était pas requis pour l'accord avec la Grèce. Mais le chef du gouvernement Mariano Rajoy a choisi de le soumettre aux députés, au milieu des vacances parlementaires, avec une approbation garantie.

"Il y a trois leçons à tirer de la crise grecque", a affirmé le ministre de l'Economie Luis de Guindos. Son discours a pris l'allure d'un message dirigé à l'opinion publique espagnole, face à la hausse ces derniers mois du parti de gauche radicale Podemos qui a soutenu Syriza en Grèce.

"Tout d'abord, on ne peut pas contourner l'obstacle (des réformes). Deuxièmement, les chants de sirènes du populisme finissent par créer des mirages (...). Enfin, les politiques irresponsables ont un coût", a-t-il affirmé. Il a qualifié de "considérable" l'aide de l'Espagne, qui s'élève 10,15 milliards d'euros sur un total de 86 milliards d'euros prêtés par les pays de la zone euro.

Bouffée d'air

Le parlement estonien a lui aussi soutenu le plan d'aide à la Grèce par 50 voix sur 93 lors d'une session extraordinaire mardi. En Autriche, seule la sous-commission parlementaire chargée du Mécanisme européen de stabilité (MES) avait à se prononcer, ce qu'elle a fait mardi, a annoncé un porte-parole du ministère des Finances.

Les ministres des Finances de la zone euro ont donné vendredi leur feu vert à ce troisième plan d'aide à la Grèce. Il va donner au pays l'oxygène financier dont il a besoin, mais passe par de nouveaux douloureux sacrifices pour les Grecs.

A condition que les autres Parlements de la zone euro appelés à se prononcer donnent eux aussi leur aval, 13 milliards d'euros devraient être versés d'ici jeudi à Athènes. La Grèce pourra ainsi honorer une partie de ses dettes arrivées à échéance, et dix milliards supplémentaires iront à la recapitalisation des banques grecques.

ATS