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Le nouveau gouvernement grec d'union nationale dirigé par Lucas Papadémos a obtenu mercredi la confiance du Parlement à une large majorité. Des dissensions pourraient toutefois compliquer la mise en place des réformes visant à sauver la Grèce de la faillite.

La Vouli, le parlement monocaméral de 300 élus, a donné son feu vert au gouvernement d'union nationale par 255 voix émanant aussi bien des rangs du parti socialiste de l'ancien premier ministre George Papandréou (Pasok) que de la Nouvelle Démocratie d'Antonis Samaras (ND, conservateurs) et du parti LAOS d'extrême droite.

Mais, signe des tensions à venir, Antonis Samaras a de nouveau exclu de s'engager par écrit à respecter les modalités du dernier plan de sauvetage de la Grèce, comme le réclame la Commission européenne.

"Diktats de Bruxelles"

"Affronter les problèmes de la Grèce sera plus difficile si la Grèce ne fait plus partie de la zone euro", a martelé Lucas Papadémos, sans parvenir à faire revenir les conservateurs sur leur décision. "Les diktats de Bruxelles ne peuvent constituer une politique légitime", a répondu un élu ND.

Antonis Samaras a de son côté répété qu'il jugeait nécessaire pour la paix sociale d'organiser des élections anticipées d'ici trois mois. La date du 19 février a été provisoirement fixée lors de négociations la semaine dernière entre socialistes et conservateurs.

Deuxième plan de sauvetage

La priorité de Lucas Papadémos est d'assurer le versement de la dernière tranche de huit milliards d'euros du premier plan d'aide de 110 milliards et de rétablir la confiance des inspecteurs du Fonds monétaire international, de l'UE et de la Banque centrale européenne afin de bénéficier d'un deuxième plan de sauvetage de 130 milliards d'euros.

La dette du pays s'élève à 350 milliards d'euros et les dernières statistiques gouvernementales montrent que la récession engendrée par la cure d'austérité drastique imposée pour assainir les finances publiques a encore creusé le déficit budgétaire.

ATS