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Le gouvernement grec de coalition a prêté serment vendredi lors d'une imposante cérémonie d'intronisation à Athènes. La nouvelle équipe est resserrée avec 17 ministres, dont quatorze de la majorité socialiste et un représentant de l'extrême droite.

Le gouvernement sera dirigé par Lucas Papademos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne. Douze ministres socialistes sortants sont maintenus à leurs postes, dont celui des finances, Evangélos Vénizélos.

Andréas Loverdos, Anna Diamantopoulou et Georges Papaconstantinou sont reconduits aux ministères sensibles, au vu des réformes en cours, de la Santé et de l'Education, et de l'Environnement-Energie.

Transports à l'extrême droite

Les Affaires étrangères échoient à un libéral de la Nouvelle Démocratie, l'ex-Commissaire européen Stavros Dimas, alors que la Défense revient à Dimitris Avramopoulos.

L'extrême droite entre pour la première fois dans un gouvernement grec depuis la chute de la dictature des colonels en 1974. L'avocat Makis Voridis a été nommé ministre des Transports, tandis qu'Adonis Georgiadis, notamment co-éditeur d'un sulfureux pamphlet antisémite accède au secrétariat d'Etat au développement et à la Marine marchande.

Mesures d'austérité

Le nouveau gouvernement doit mettre en oeuvre des mesures d'austérité draconiennes dans un pays déjà miné par des mois de récession afin d'obtenir un nouveau prêt de 130 milliards d'euros pour empêcher la Grèce de faire faillite.

Il doit encore s'efforcer de diminuer les tensions entre dirigeants politiques dont les querelles, à l'approche des élections législatives anticipées début 2012, ont déstabilisé les marchés financiers et suscité la colère de l'UE.

ATS