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Le nouveau gouvernement grec d'Alexis Tsipras, dont la composition a été annoncée dans la nuit, a prêté serment mercredi. Le chef du gouvernement s'est ensuite rendu à Bruxelles pour le sommet européen.

Le nouveau gouvernement de M. Tsipras, 41 ans, seul Premier ministre de gauche radicale de l'UE, est à peu près le même que le premier.

Dès sa première journée, la coalition gouvernementale entre le Syriza de M. Tspiras et la droite souverainiste (ANEL) de Panos Kammenos a toutefois été bousculée. D'emblée, M. Tsipras a dû intervenir pour calmer la controverse provoquée par le secrétariat d'Etat aux Infrastructures Dimitris Kammenos, qui s'est illustré pour des déclarations à connotation antisémite et homophobe.

Le Premier ministre a demandé à son allié Panos Kammenos de vérifier si son homonyme s'était bel et bien rendu coupable de ces déclarations, relevant que dans ce cas, il n'aurait pas sa place au gouvernement.

M. Tsipras a démissionné le 20 août, pour rénover ses troupes parlementaires, après avoir perdu un quart de ses députés lors du vote du troisième plan d'aide au pays en cinq ans, d'un montant de 86 milliards d'euros sur trois ans.

Ministres maintenus

Le chef du gouvernement en a signé le principe à contre-coeur, le 13 juillet, pour éviter à la Grèce d'être éjectée de l'euro. Mais il a désormais la volonté de l'appliquer à la lettre, non sans espérer pouvoir y apporter quelques mesures de compensation.

"La priorité est d'en finir avec les obligations de l'accord, dont plus de 60 % ont déjà été accomplies", a souligné mercredi le nouveau ministre adjoint des Finances, Georges Chouliarakis. Il a appelé à ce que "la question de la dette soit abordée à l'issue du premier examen" de l'avancée du programme par les créanciers.

En plus d'avoir gardé M. Chouliarakis, M. Tsipras a maintenu au poste de ministre des Finances le mesuré Euclide Tsakalotos. Le chef de l'Anel Panos Kammenos garde, lui, le ministère de la défense.

Le nouveau gouvernement issu des législatives de dimanche, les deuxièmes en huit mois, au cours desquelles la gauche radicale Syriza l'a à nouveau emporté, compte de nombreux ministres du précédent gouvernement d'Alexis Tsipras (janvier 2015-août 2015), dont le ministre de l'économie et du développement Georges Stathakis ainsi que Nikos Kotzias, ministre des affaires étrangères.

Seize ministres

Au ministère de l'intérieur est nommé Panayotis Kouroublis, ancien ministre de la santé. Le ministre adjoint au portefeuille crucial de la politique migratoire reste Ioannis Mouzalas, sortant du gouvernement par intérim, qui a su gérer d'une manière efficace l'afflux des migrants en Grèce.

Au total, le nouvel exécutif intpgre seize ministres et une trentaine de ministres adjoints et de secrétaires d'Etat.

Le vice-président du cabinet reste l'économiste Yannis Dragasakis, tandis qu'Alekos Flabouraris, mentor d'Alexis Tsipras, maintient le portefeuille pour la coordination de l'oeuvre gouvernementale.

ATS