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Le nouveau Premier ministre conservateur grec Antonis Samaras a dévoilé jeudi son gouvernement d'union nationale. La priorité affichée du nouvel exécutif, soutenu par le PASOK socialiste et la gauche modérée: renégocier le plan d'austérité avec l'UE et le FMI.

La Grèce veut "réviser" ce mémorandum "sans mettre en danger la voie européenne du pays ou son maintien dans l'euro", dit la déclaration inaugurale de ce gouvernement tri-partite, conservateur, socialiste et gauche modérée.

Au sortir d'un vide politique de deux mois, la Grèce, exsangue financièrement et abattue économiquement, s'est fixé pour objectif d'obtenir un nouveau délai de deux ans, jusqu'en 2016, pour assainir ses finances, et un chèque ultérieur de 20 milliards d'euros, selon des sources concordantes.

M. Samaras, 61 ans, s'est doté d'une équipe de 38 membres, largement dominée par des ténors de la droite Nouvelle-Démocratie, vainqueur des législatives du 17 juin, qui monopolisent une dizaine de portefeuilles sur les 17 ministres au total.

Un vieux routier aux Finances

Le banquier Vassilis Rapanos, un vieux routier de la gestion économique grecque, proche des socialistes, obtient le poste clef de ministre des Finances. Il sera assisté par Christos Staïkouras, 38 ans, proche conseiller de M. Samaras. Le conservateur Dimitris Avramopoulos reçoit le portefeuille des Affaires Etrangères.

Celui de la Réforme de l'administration, décisif pour le grand chantier de modernisation de l'appareil d'Etat, est confié à une personnalité de gauche, Antonis Manitakis.

Le gouvernement entend "ne pas compromettre les objectifs évidents de réduction du déficit budgétaire, de contrôle de la dette et d'application des réformes structurelles", ajoute cette déclaration, adoptée comme plate-forme politique par les trois partis.

ATS