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La Grèce tient son nouveau premier ministre. L'ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Lucas Papademos, a été désigné jeudi et chargé de former un gouvernement de coalition. Il a immédiatement répété son attachement à l'ancrage de son pays dans la zone euro.

Respecté à l'étranger et dans le monde de la finance, Lucas Papademos passe pour une personnalité posée mais sans charisme sur un échiquier grec haut en couleurs. La désignation de M. Papademos, 64 ans, qui a également été gouverneur de la Banque centrale de Grèce, intervient après quatre jours d'intenses tractations entre les partis.

La présidence de la République a également répété que "la mission du gouvernement est la mise en oeuvre des décisions du sommet de la zone euro du 26 octobre et de la politique économique liée à ces décisions".

Fin du psychodrame

La formation du nouveau gouvernement mettra un terme au psychodrame médiatico-politique, qui agite la Grèce depuis l'annonce surprise par M. Papandréou, lundi 31 octobre, d'un référendum sur le plan de sauvetage de la zone euro, finalement abandonné.

Jeudi à Pékin, la directrice générale du FMI Christine Lagarde a une nouvelle fois demandé une "clarification politique" en Grèce ainsi qu'en Italie.

"Indignation" de la presse

La majorité des quotidiens grecs de jeudi exprimaient leur "indignation" pour le retard pris. "Le pays est en train de couler et les partis ne s'occupent que de leur propre intérêt, leurs ambitions personnelles et les rivalités traditionnelles", regrettait "Kathimérini" dans son édition en anglais.

Pendant ce temps à Bruxelles, la Commission a officialisé les sombres pronostics pour l'économie du pays, qui restera en récession en 2012, avec un recul du PIB de 2,8% prévu sur l'année, ce qui mécaniquement aggrave aussi les prévisions du ratio de déficit public par rapport au PIB (à 7% en 2012).

ATS