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Au bord du gouffre financier depuis deux ans, la Grèce vit des heures décisives dans l'attente d'un vote, dimanche, du parlement sur un nouveau programme d'austérité. La classe politique est divisée et, dans la rue, des milliers de manifestants ont à nouveau crié leur colère.

Pour la seconde journée consécutive, environ 3500 manifestants se sont rassemblés vers midi sur la place centrale de Syntagma à Athènes. Quelque 4000 personnes ont également manifesté à Salonique, la grande ville du nord du pays, selon la police.

Des banderoles dénonçant "le chantage de la troïka" ou demandant "l'effacement de la dette" étaient brandies par une foule pacifique, encadrée par un imposant dispositif de policiers, presque aussi nombreux que les manifestants.

L'absence de transports en commun dans la capitale grecque, paralysée par les débrayages, était l'une des explications données à cette faible mobilisation.

L'heure de vérité dimanche

Vendredi, à Athènes, quelque 17'000 manifestants avaient répondu à l'appel des syndicats, qui ont lancé un mouvement de 48h de grève générale. Des affrontements avaient opposé de petits groupes d'individus jetant des pierres et des cocktails Molotov sur la police, qui a riposté par des tirs de gaz lacrymogène.

Pour les syndicats, la véritable épreuve sociale doit se jouer dimanche. Les contestataires de tous bords sont appelés vers 16h00 à affluer devant le parlement avant le vote nocturne du plan de rigueur exigé par les bailleurs de fonds de la Grèce pour débloquer un nouveau prêt vital de 130 milliards d'euros.

Lourdes coupes

Le nouveau programme d'austérité devrait inclure une réduction de 22% du salaire minimum, la suppression dans l'année de 150'000 emplois publics et des coupes sur certaines pensions de retraite.

Sans aval du parlement, la Grèce n'a aucune chance de recevoir le premier centime de l'aide européenne visant à lui éviter un défaut de paiement incontrôlé en mars, lorsqu'elle devra rembourser une échéance de 14,5 milliards d'euros.

ATS