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Le Premier ministre Georges Papandréou a quasiment enterré jeudi son projet contesté de référendum sur le plan européen de sauvetage de la Grèce, pour tenter d'éviter à son pays, en crise politique aigüe, la faillite et la sortie de l'euro. Les pressions des pays créanciers ont continué.

A la tête d'un gouvernement déchiré et sur le point de tomber, le Premier ministre grec, aux prises depuis des mois avec la tentaculaire crise de la dette en zone euro, a fait une concession de taille. Il s'est dit prêt à retirer son projet de référendum, qui a créé la stupeur en Europe et au-delà en début de semaine.

Mais les moyens de sortir de la crise politique dans laquelle s'enfonce la Grèce sont encore loin d'être identifiés. Aucun accord de gouvernement n'a en effet été trouvé avec l'opposition de droite pour pouvoir ensemble approuver le plan européen de désendettement de la Grèce, adopté dans la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles.

Le leader de la Nouvelle Démocratie (droite), Antonis Samaras, a pourtant lui aussi fait une concession. Il a laissé entendre pour la première fois depuis le début de cette crise que sa formation était prête, devant la gravité de la situation, à envisager de participer à un gouvernement de transition.

Démission de Papandréou exigée

A peine les deux camps avaient-ils fait un pas l'un envers l'autre dans la journée que les vieux démons ont repris le dessus. Et le débat parlementaire, censé aboutir vendredi à un vote de confiance sur la politique menée par le gouvernement, s'est traduit par une reprise des hostilités. M. Samaras a notamment exigé la démission du Premier ministre, en réitérant ses exigences de la tenue d'élections législatives anticipées.

A Cannes, réunis pour un sommet du G20, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy ont averti que la Grèce serait jugée sur ses actes. Ils ont rappelé qu'ils attendaient d'abord de sa part un "oui" aux décisions prises le 27 octobre par les 17 pays de la zone euro et quelques dizaines de banquiers pour assurer le désendettement de la Grèce.

ATS