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Des centaines de personnes commençaient à se rassembler dimanche dans le centre d'Athènes à l'appel des syndicats. Elles entendent protester contre les mesures d'austérité prises par la Grèce pour sécuriser un deuxième plan d'aide de la zone euro.

Les principaux syndicats grecs GSEE et Adedy, représentant respectivement les secteurs privés et public, dénoncent "les exigences inacceptables" des bailleurs de fonds qui "violent les droits du travail et des conventions collectives". Une des mesures phares du programme d'austérité est un abaissement de 22% du salaire minimum.

Ce mouvement intervient une semaine après les violentes manifestations qui ont accompagné l'adoption par le Parlement d'un mémorandum d'accord, négocié avec les créanciers de la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international).

Les députés doivent "quitter le pays"

Devant le Parlement, les banderoles critiquaient ce nouveau plan de rigueur adopté par le gouvernement de coalition. "Le consensus national est une combine, la pauvreté et la faim n'ont pas de nationalité", scandait par exemple un de leurs slogans.

En bas de la place, une banderole de la gauche radicale, qui organise une deuxième manifestation plus tard dans l'après-midi, appelait à la "grève sine die et au soulèvement", tandis qu'une autre invitait les députés à "quitter le pays".

Un propriétaire de taxi, âgé de 52 ans, a notamment expliqué qu'il est venu manifester, car son chiffre d'affaires a baissé de 65% par mois. "Les gens ne prennent le taxi plus que pour les urgences, je suis contre la politique du mémorandum qui conduit à l'impasse. Il faut que tout le monde soit dans la rue", a-t-il ajouté.

ATS