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Le gouvernement grec a soumis aux députés un projet de loi prévoyant entre autres la gratuité de l'aide alimentaire et de l'électricité pour plusieurs milliers de foyers touchés par la crise. Il donne à sa première initiative législative une portée symbolique face à ce qu'il qualifie de "crise humanitaire".

Le gouvernement d'Alexis Tsipras a obtenu le mois dernier une prolongation de quatre mois de l'aide financière internationale. Il s'efforce désormais de rassurer ses créanciers sur sa capacité à maîtriser les finances publiques tout en montrant aux Grecs qu'il tient les promesses de sa campagne électorale.

"La récession profonde due aux politiques d'austérité et à la crise économique des six dernières années a eu un impact social dramatique", constate le texte présenté mardi soir.

La semaine dernière, le Premier ministre Alexis Tsipras avait affirmé que l'amélioration des conditions de vie des Grecs touchés par la crise était le "premier devoir" de son gouvernement. Mais il a réaffirmé qu'Athènes entendait assurer l'équilibre budgétaire.

Bons alimentaires

Le projet de loi prévoit entre autres de rebrancher d'ici la fin de l'année l'électricité dans toutes les résidences principales où elle a été coupée pour cause d'impayés. Il donnera la priorité aux chômeurs de longue durée et aux familles avec de jeunes enfants.

S'il est adopté, il permettra aussi à quelque 300'000 Grecs de bénéficier de bons alimentaires. Une aide au logement pouvant atteindre 220 euros (236 francs) par mois pour 30'000 foyers figure également dans le texte, pour un coût total estimé par le gouvernement à environ 200 millions d'euros (215 millions de francs).

Popularité en hausse

Alexis Tsipras veut par ailleurs créer un poste de secrétaire général chargé de la coordination et de la supervision de la lutte anti-corruption. Deux autres projets sont attendus cette semaine, dont un censé inciter les contribuables à régler leurs arriérés d'impôts et de taxes afin d'endiguer la chute des recettes fiscales.

En dépit des tensions politiques créées dans la majorité parlementaire par les concessions faites aux créanciers étrangers, nécessaires pour obtenir la prolongation de l'aide, la popularité du parti Syriza continue d'augmenter, à 41,3% selon un sondage MRB publié mardi.

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ATS