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La zone euro a brutalement replongé dans la tourmente mardi après l'annonce surprise par Athènes d'un référendum sur le plan de sauvetage de la Grèce. En prenant une telle décision, le premier ministre grec Georges Papandréou joue son va-tout face à une forte contestation interne.

Selon une source gouvernementale, cette consultation référendaire, la première organisée dans le pays depuis celle ayant aboli la monarchie en 1974, interviendra "vers janvier". Elle sera précédée vendredi soir d'un vote de confiance au parlement, où M. Papandréou dispose d'une majorité de 153 députés sur 300, amaigrie par la rigueur mais dont les analystes parient pour l'occasion sur la discipline.

Le premier ministre grec a souligné que ce référendum allait "renforcer le pays dans la zone euro et sur le plan international", lors d'une conversation téléphonique mardi matin avec son homologue allemande Angela Merkel. Mme Merkel a "exprimé sa compréhension et souligné qu'elle comprenait les évolutions en Grèce".

En soirée, le Grèce a annoncé mardi un changement de tout son état major militaire. Une source au sein du ministère a affirmé à l'AFP que les réunions avaient été programmées il y a longtemps, que ce grand remaniement était prévu et n'avait aucun lien avec la situation politique. Mais les partis d'opposition ont immédiatement attaqué le gouvernement sur cette décision.

Coup de poker

Mais "que va-t-il se passer si le peuple grec dit 'Non' au référendum ? Le risque est que la communauté internationale coupe l'arrivée d'argent et que le pays finisse par quitter l'euro", après avoir fait défaut, a estimé à Francfort Christoph Weil, analyste de Commerzbank.

Pour le politologue Ilias Nikolapopoulos, ce coup de poker est une décision potentiellement "suicidaire pour le pays", qui compromet les délicates négociations entamées après l'accord de Bruxelles avec les détenteurs privés de dette grecque pour qu'ils en effacent près d'un tiers au prix pour eux d'une perte de 50%.

De leur côté, les Grecs interrogés dans la rue criaient mardi au chantage, y voyant surtout un stratagème pour appliquer des mesures d'austérité encore plus drastiques.

ATS