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Les deux principaux partis politiques grecs sont parvenus à un accord dimanche soir après un week-end de bras de fer. Ils formeront un gouvernement d'unité nationale jusqu'à des élections anticipées prévues le 19 février. Georges Papandréou doit démissionner.

Le nouveau gouvernement sera chargé de "mettre en oeuvre" le plan européen anti-crise décidé à Bruxelles fin octobre, avant des élections anticipées, selon un communiqué de la Présidence de la République grecque. Il a été diffusé après une rencontre entre le leader de l'opposition de droite Antonis Samaras et le Premier ministre socialiste Georges Papandréou.

Le nom du nouveau Premier ministre n'a pas encore été fixé, les deux hommes devant avoir un nouvel entretien lundi pour le désigner et faire ensemble la composition du nouveau gouvernement. Parmi les favoris figurent le ministre des Finances Evangélos Vénizélos et le conseiller du Premier ministre et ancien vice-président de la Banque centrale européenne (2002-2010), Lucas Papademos.

Guerre des nerfs

Alors que la Grèce se bat contre la montre pour éviter avant la mi-décembre faillite et exclusion de l'euro, l'accord met fin à un week-end d'intense guerre des nerfs entre les deux rivaux politiques, par médias et états-majors interposés. Le pays est très fortement polarisé politiquement.

Il suspend aussi une crise politique aiguë, qui a conduit au retrait d'un projet de référendum par le Premier ministre censé ratifier le plan européen anti-crise, décidé par la zone euro dans la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles.

Sauf imprévu, cet accord permet au pays d'être représenté lors de la réunion de l'Eurogroupe lundi par l'actuel ministre des Finances et vice-Premier ministre sur le départ, Evangélos Vénizélos, en charge des négociations depuis mi-juin.

Le calendrier apparaît d'autant plus serré que la Grèce entend commencer à négocier lundi lors d'un conseil de l'Eurogroupe le versement d'un soutien de 80 milliards d'euros d'ici fin février, dans le cadre de l'accord de désendettement conclu par la zone euro fin octobre à Bruxelles.

ATS