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Des heurts ont opposé un groupe de manifestants à la police mardi soir à Athènes devant le parlement réuni pour le vote d'un nouveau budget d'austérité en 2012. Ce budget de rigueur a été demandé par les créanciers du pays afin de maintenir leur soutien financier à la Grèce.

Quelque 2000 personnes ont participé à cette manifestation convoquée par des partis d'extrême gauche et des groupes anarchistes, tandis que la presse évaluait leur nombre au double environ. D'autres rassemblements ont eu lieu dans d'autres villes grecques.

Alors que les slogans sur la place Syntagma appelaient "le peuple aux armes" et à "l'insurrection", au même moment, dans l'enceinte du parlement, plusieurs responsables estimaient que le pays et la zone euro faisaient face à des enjeux vitaux, rendant nécessaires les mesures adoptées.

Vote assuré

Le vote en faveur du budget est quasiment assuré, en raison de la participation de la majorité des partis parlementaires au nouveau gouvernement de coalition formé le 11 novembre par Lucas Papademos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), pour faire passer la pilule d'une nouvelle cure d'austérité en échange d'un deuxième plan de sauvetage de la Grèce et de la zone euro.

Parmi les premiers pays victimes de la crise de la dette et sous perfusion de prêts internationaux depuis 2010, la Grèce subit pour la troisième année consécutive une rigueur draconienne dans l'espoir d'abaisser son déficit public à 5,4% en 2012.

En 2011, le déficit public n'a pas été abaissé autant que prévu initialement, devant tomber en fin d'année à 9% du PIB au lieu des 6,8% prévus initialement, en raison notamment de la poursuite de la récession.

ATS