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De violents affrontements ont marqué les nouvelles manifestations contre la rigueur qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Athènes. Ils n'ont pas empêché le parlement de donner son feu vert définitif à un plan d'austérité. Cent-cinquante-trois des 300 élus l'ont accepté.

Au deuxième jour d'une grève générale de 48 heures décrétée par les syndicats des secteurs public et privé, plus de 60'000 personnes, selon la police, ont défilé dans le centre de la capitale grecque. "N'écoutez pas la ploutocratie, tous ensemble pour gagner", scandaient les manifestants.

Quelques heures plus tard, une bataille rangée a opposé des manifestants communistes et une masse de jeunes cagoulés et vêtus de noir devant le luxueux hôtel de Grande-Bretagne en contrebas du parlement. Des combats au corps à corps et à coups de barres de bois et de fer ont opposé les deux camps.

Les forces de l'ordre, d'ordinaire très présentes, s'étaient retirées dans les rues adjacentes, envoyant seulement quelques grenades assourdissantes ou des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser la foule.

Plusieurs centaines de manifestants communistes ont finalement pris le contrôle de la place Syntagma, devant le parlement, après avoir repoussé les jeunes fauteurs de troubles qui avaient transformé mercredi Athènes en champ de bataille.

Un mort

Un manifestant a également perdu la vie en marge de ces heurts. Ce quinquagénaire "est mort d'une crise cardiaque, il n'a pas été blessé dans les incidents", a déclaré le vice-ministre chargé de la protection des citoyens, Manolis Othonas. Les médias grecs avaient auparavant annoncé que l'homme avait été blessé à la tête dans les heurts entre manifestants communistes et casseurs.

Au centre de la contestation, un nouveau tour de vis budgétaire qui doit être voté jeudi soir au Parlement, afin de diminuer le déficit abyssal du pays et lui éviter la faillite. Le texte prévoit une réduction de 20% des salaires de la fonction publique, un gel des conventions collectives et un abaissement du seuil du niveau d'imposition.

ATS