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Les chauffeurs de sociétés partenaires d'Uber estiment être exploités par leurs employeurs et ont réclamé mercredi réparation.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Des chauffeurs travaillant pour deux sociétés vaudoises partenaires du géant américain Uber ont fait grève mercredi. Soutenus par le syndicat Unia, ils estiment avoir été exploités et ils réclament aujourd'hui leur dû.

Un piquet de grève a été installé devant le siège genevois d'Uber. Umberto Bandiera, secrétaire syndical chez Unia, a parlé de faits graves devant la presse et dénoncé le système mis en place par les sociétés Pégase Léman et StarLimoLuxe, qui prêtent à Uber les chauffeurs qu'elles emploient, mais en ne respectant pas la loi.

"Nous sommes ici dans un cas de location de services", a expliqué M.Bandiera. Pour obtenir une autorisation, ce type de société doit assurer à ses collaborateurs un salaire. Or, selon le syndicaliste, dans les contrats de travail des chauffeurs, le salaire disparaît au profit d'une participation au chiffre d'affaires.

Au final, les chauffeurs se retrouvent grands perdants. En effet, un quart du prix de la course revient à Uber, et le reste est partagé entre la société qui loue ses services et les employés. Ce modèle conduit à des salaires indécents pour 47 à 48 heures de travail par semaine, a souligné M. Bandiera.

Pas de carte AVS

Les charges sociales figurent sur les fiches de salaire, mais M. Bandiera doute qu'elles soient versées. Parmi les grévistes, plusieurs ont affirmé n'avoir pas de carte AVS. Ces chauffeurs vivent, pour la plupart, dans la précarité, a dénoncé Roman Künzler, le responsable national d'Unia pour le secteur des transports.

Pour M. Bandiera, Uber porte une part de responsabilité dans cette situation. L'entreprise fixe les prix et donne les courses, a-t-il relevé. Sur son site internet, elle donne aux personnes qui voudraient travailler pour elle des conseils pour s'inscrire auprès des deux sociétés vaudoises qui lui prêtent des chauffeurs.

Assumer sa responsabilité

"Il est choquant qu'un grand groupe comme Uber prenne sa commission sans prendre ensuite ses responsabilités", a poursuivi M. Bandiera. Unia a obtenu un rendez-vous, mercredi après-midi, au département genevois de la sécurité et de l'économie (DSE), pour discuter de ce modèle d'affaires, qui viole la loi selon le syndicat.

La tenue de la réunion a été confirmée par Patrick Baud-Lavigne, le directeur de cabinet du DSE. Uber doit participer à la rencontre, ainsi que les deux sociétés vaudoises incriminées par Unia. Le DSE a demandé à Uber de contacter ces entreprises, car il ne connaissait pas leur existence avant aujourd'hui.

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ATS