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La mobilisation pour les droits des femmes en Espagne a démarré mercredi à minuit par des concerts de casseroles dans le centre de Madrid.

KEYSTONE/AP/FRANCISCO SECO

(sda-ats)

Grève de métro et de trains, piquets devant les grands magasins, stars de la radio et de la télévision absentes: l'Espagne se mobilise pour les droits des femmes, jeudi, avec une grève générale "féministe" sans précédent dans le pays.

L'appel lancé par une dizaine de syndicats concerne hommes et femmes et a pour but de défendre l'égalité salariale, de dénoncer le harcèlement ou encore la violence machiste. La mobilisation annoncée depuis des semaines a démarré mercredi à minuit par des concerts de casseroles dans le centre de Madrid.

Les taux de suivi de la grève n'étaient pas connus à la mi-journée. Mais la principale manifestation était annoncée pour jeudi soir. Près de 300 trains ont été annulés et des perturbations étaient annoncées dans les métros de Madrid et Barcelone.

La radio la plus écoutée par les Espagnols, la Cadena Ser, avait perdu ses voix féminines dans la matinée. Les stars des émissions matinales de télévision étaient aux abonnés absents. Et les femmes journalistes désertaient la rédaction du premier quotidien espagnol, El Pais.

Tabliers aux balcons

Parmi un millier de personnes manifestant à la mi-journée devant l'hôtel de ville, Paula Biempica, employée de banque de 39 ans, disait faire grève pour la première fois de sa vie: "Beaucoup d'entre nous avons renoncé à des promotions pour nous consacrer à la maison et à la famille", disait cette mère de quatre enfants, reprochant au monde de l'entreprise de ne toujours pas permettre de concilier maternité et travail.

Des femmes employées à domicile, ne pouvant délaisser les personnes âgées et enfants dont elles s'occupent, avaient prévu d'accrocher symboliquement des tabliers aux balcons.

"Libération" plus cher pour les hommes

En France, les inégalités hommes-femmes ont été dénoncées dans les kiosques. Le quotidien français Libération est vendu 25% plus cher aux hommes qu'aux femmes ce jeudi, journée internationale des droits des femmes, pour pointer symboliquement les écarts de salaires.

Le journal de gauche présente ainsi exceptionnellement deux Unes distinctes, selon le sexe de l'acheteur ou de l'acheteuse: l'une avec un pictogramme "homme" et la mention "Pour les hommes 2 euros 50", l'autre avec un pictogramme "femme" et la mention "Pour les femmes 2 euros, prix normal".

"Malgré la loi, l'écart de salaires entre les hommes et les femmes est toujours de 25% en France. Pour mettre en évidence cette injustice, Libération a décidé d'appliquer, pour une journée, la même différence à son prix de vente", écrit le quotidien en Une.

"Au départ, Libé a plutôt envisagé de faire une fleur aux femmes: un prix plus bas, 1,50 euro. Mais ça avait des airs d'aumône", affirme le quotidien dans ses pages intérieures, en précisant qu'il s'était inspiré de la démarche initiée par un mensuel canadien, Maclean's, dans son édition de mars. "Les bénéfices éventuels seront reversés au Laboratoire de l'égalité", précise le journal.

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ATS